Pour sa première saison en Ligue 1, l’Amiens SC est sur le point de réaliser un authentique exploit en parvenant à se maintenir avec le plus petit budget et la plus faible masse salariale du championnat. Si le maintien ne sera – quoi qu’il arrive – pas mathématiquement acquis après Strasbourg, les Amiénois ont tout de même l’occasion de prendre une option que l’on peut qualifier de définitive. On vous explique pourquoi !

1. Parce que face à la pression, Amiens n’est jamais passé à côté  

Depuis l’arrivée au club de Christophe Pelissier, l’Amiens SC n’est tout simplement jamais passé à côté de ses matches à enjeu. Si la montée en Ligue 1 relève d’un caractère quelque peu surnaturel avec ce but au bout du temps additionnel à Reims (1-2), l’an dernier, Amiens avait, avant ça, passé sans encombre les matches contre Ajaccio (2-1), Sochaux (1-2) et Laval (3-0) pour s’offrir cette finalité heureuse. Et on pourrait même remonter en National pour confirmer cette tendance. S’il est vrai que les Picards avaient concédé un nul à Colmar (1-1), alors qu’une victoire les propulser en Ligue 2, Amiens avait aussi su s’arracher pour aller signer une victoire longtemps inespérée à la Meinau (0-1) puis faire appel à d’importantes ressources mentales pour s’offrir Belfort (1-0).

2. Parce que Strasbourg est une victime privilégiée 

A l’exception de la 2ème journée de Ligue 2 l’an dernier (1-0), Amiens reste donc sur quatre victoires en cinq matches contre les Alsaciens. Si la dernière en date, à la Meinau en septembre dernier, a été acquise au forceps, les coéquipiers de Christophe Pelissier se sont fait une spécialité de remporter leur affrontement face aux Strasbourgeois au terme de scénario assez rocambolesque. Si tout le monde se rappelle de la victoire à la Licorne (4-3), l’an dernier, certains ont oublié le succès à la Meinau quelques mois plus tôt obtenu grâce à l’abnégation de Kamara. S’il a depuis quitté la Somme, l’attaquant formé à Monaco symbolisait parfaitement l’état d’esprit qui anime les Amiénois dans ce genre de match. Nul doute que d’autres sauront prendre le relais pour faire perdurer cette série positive.

3. Parce que assurer son maintien face à Thierry Laurey serait un sacré symbole 

S’il y a un entraîneur qui n’a pas laissé un souvenir impérissable au stade de la Licorne, c’est bien Thierry Laurey. A la tête de l’ASC en 2008-2009, le natif de Troyes a réussi l’exploit de descendre avec un effectif pourtant pétri de qualité. A l’époque, Carl Tourenne, Antoine Buron, Sébastien Heitzmann, Roy Contout, Steven N’Zonzi, Foued Kadir, Bakaye Traoré ou encore Thibault Giresse garnissaient ainsi l’effectif aminéois. Excusez du peu ! Et pourtant, l’Amiens SC terminait à une dix-huitième place bien loin des ambitions du début de saison. S’il faut reconnaître une certaine part de malchance, puisque Amiens descendait alors avec le plus gros total historique (43 points), les observateurs s’accordent néanmoins pour dire que l’actuel entraîneur de Strasbourg a joué un rôle majeur dans cet improbable ratage.

4. Parce que le public de la Licorne va répondre présent 

Comme la saison dernière, la Licorne va faire le plein pour ces derniers matches de la saison. Quinze jours après la victoire contre Caen, où stade était déjà à guichets fermés, il ne restera à nouveau pas la moindre place dans l’antre amiénoise. Irréprochable l’an dernier, le public devra à nouveau se mettre au diapason de son équipe pour aller glaner les ultimes points manquant dans la course au maintien. Et pour cause, Christophe Pelissier est persuadé que celui-ci va se jouer à domicile. Or, il ne reste plus que deux rencontres au cours desquelles Amiens peut espérer prendre des points. En attendant Metz, le 12 mai prochain, c’est donc face à Strasbourg et non pas lors de la réception du Paris Saint-Germain (5 mai) que le peuple amiénois doit porter les siens.

5. Parce que les adversaires directs vont lâcher des points avant même de se rencontrer

C’est mathématique, Amiens ne sera pas officiellement maintenu à l’issue de cette 34e journée. Effectivement, même en cas de victoire contre Strasbourg cumulée à des défaites de Troyes et Lille, le promu ne comptera que onze points d’avance sur ces deux derniers à quatre journées du terme. Toutefois, le calendrier de fin de saison des différents adversaires de l’ASC permet de dire que la mission maintien sera accomplie à 99%. Tout d’abord parce que Troyes et Lille feront respectivement face à Saint-Etienne et Marseille, ce week-end. Autant dire que leurs chances de victoire sont donc infimes. Ensuite, si Troyes continuera son parcours du combattant avec Lyon et Monaco lors des trois dernières journées, les joueurs de Jean-Louis Garcia défieront aussi Caen, actuel quinzième. Quant à Lille, le maintien passera très certainement par Metz et Toulouse. Qu’importe la finalité de ces différents matches, ces clubs vont forcément se prendre des points et ainsi faire le jeu d’Amiens.

Romain PECHON

Crédits photo : Leandre Leber – GazetteSports.fr 

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