FOOTBALL : Retour à la réalité pour les Portugais d’Amiens

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Tenus en échec par Creil (1-1), dimanche, les Portugais d’Amiens peinent à lancer leur saison. Trois mois après leur épopée en Coupe, les Amiénois ne sont toujours pas repassés en « mode championnat ». Le temps presse.

Chambly, le modèle à suivre

Depuis leur élimination au 7e tour de la Coupe de France, mi-novembre, les joueurs de Julien Valeri n’ont disputé que quatre matches de championnat pour un bilan de deux matches nuls et deux défaites. Un bien maigre programme s’expliquant par des conditions climatiques difficiles qui ont entraîné de multiples reports, dont la rencontre face à Creil disputée ce week-end alors qu’elle était initialement programmée en janvier. « On a tenté de garder les garçons mobilisés, ce n’est pas toujours facile. On s’est attelé à jouer des matches amicaux sur synthétique, c’est le seul moyen pour les faire venir, même si on jouait à dix heures du matin. On avait un peu perdu le plaisir de la compétition », glisse l’entraîneur des Amiénois.

Un contexte loin d’être idéal pour se recentrer sur le championnat, après la déconcentration induite par le parcours dans la doyenne des compétitions. « Pour le moment, on n’a pas le niveau. On ne travaille pas assez bien. J’en suis le premier responsable et je sais que je vais devoir aller chercher des ressources mentales chez mes joueurs pour que l’on puisse s’en sortir, assène Julien Valeri. Outre le fait que l’on soit déjà en février, on n’a pas les infrastructures pour faire travailler techniquement nos joueurs. Aujourd’hui, notre jeu est simple, on se base sur un bloc bas afin d’attirer l’adversaire et ensuite libérer de l’espace dans le dos de leurs défenseurs pour prendre la profondeur. Mon modèle, c’est Chambly. »

Le président tire la sonnette d’alarme

Le problème est qu’Amiens doit faire sans ses deux principaux atouts offensifs, Mickael Somon et Adrien de Sousa, respectivement suspendu et blessé. Actuellement neuvièmes, à égalité de points avec le dixième Saint-Just en Chaussée, les Portugais d’Amiens n’ont pas la moindre marge sachant que les deux derniers et le moins bon des deux dixièmes sont relégués en Régional 3. « J’étais conscient que mon groupe manquait d’expérience, c’est la raison pour laquelle on a fait signer Rémi Leroy – un attaquant en provenance de Beauvais qui va mener notre attaque et nous tirer vers le haut mentalement – et Théophile Sakho  – qui va nous apporter de l’assurance derrière. Maintenant, il faut que tout le monde se prenne en main, ce sont les joueurs qui sont sur le terrain », clame Valeri.

De nature optimiste, Abilio de Sousa, le président des Portugais d’Amiens, affichent pourtant quelques inquiétudes quant à la faculté de ses joueurs à se remobiliser : « La Coupe de France était une merveilleuse expérience, maintenant, les joueurs ont du mal à revenir en « mode championnat ». Ils donnent le sentiment d’avoir laissé toute leur énergie en Coupe. Surtout, ils se sont cachés, ils ont triché lorsqu’on jouait sur les deux tableaux (ndlr : privilégiant la Coupe au championnat). J’ai peur que cela nuise à notre saison en championnat. Malgré tout, je pense que l’on a ce qu’il faut sur la feuille de match pour se maintenir. Surtout, je vais leur mettre la pression et les bouger, j’aurais dû mal à digérer une descente. » Il reste douze matches pour éviter pareille désillusion et maintenir le club à un niveau de compétition qu’il découvre mais qu’il ne souhaite clairement pas quitter de sitôt.

Romain PECHON

Crédits photo : Reynald Valleron – GazettteSports.fr

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