Dimanche après-midi, après la consécration et la remise des médailles et de la coupe, nous avons eu l’occasion de recueillir les réactions à chaud de trois membres de l’équipe d’Amiens Sports Hockey. Jean-Baptiste Pauchet, le capitaine et buteur par deux fois lors de la finale, Charles Coffigniez, deuxième buteur des Picards et son frère, Adrien, à qui l’équipe doit l’égalisation (3-3) la veille, en demi-finale face à Lille MHC. Le capitaine est membre du club depuis vingt-cinq et les deux frères depuis une décennie.

Le dernier titre homme de l’ASC Hockey remonte à 1991. Vingt-sept ans plus tard, donc, c’est dans la salle de Gayant, à Douai, que l’équipe picarde redevenait championne de France en l’emportant face à Valenciennes (2-3). Les supporters amiénois étaient alors venus nombreux pour l’occasion.

Vous êtes allés le chercher loin ce titre ?

J-B Pauchet : Très loin, oui. Valenciennes est une équipe qu’on connaît très bien. On savait que ça allait se jouer sur le mental. Cette finale, on a été la chercher ensemble. C’est ce qu’il y a de plus beau parce qu’on avait ça à l’esprit durant toute la saison. C’est ça qui nous a guidés. Maintenant, on est vraiment heureux d’avoir atteint cet objectif-là qui était un peu lointain en début de saison. Mais plus on avançait, plus on se disait qu’on pouvait y arriver.

Qu’est-ce qui vous a permis d’y arriver, plus cette saison qu’une autre ?

J-BP : Match après match, on sentait qu’on avait quelque chose en plus, cette année. Je pense que c’était l’état d’esprit de l’équipe. On savait que ça allait nous guider loin même si ça allait se jouer sur des détails. Aujourd’hui, c’était pour nous et je pense que c’est mérité.

Pourtant, déjà hier contre Lille, le pari n’était pas gagné.

J-BP : Hier, on s’en est tiré de justesse avec un but à 45 secondes de la fin. C’est une équipe qui va chercher, comme ça, au mental. Et cette année, je pense qu’on avait un truc en plus.

Le but de l’égalisation hier est de vous, Adrien ?

A Coffigniez : Tout à fait. Ce but fait du bien surtout que je loupe un penalty à 2-2 et donc une action pour prendre l’avantage. En quelque sorte, il fallait que je me rattrape et c’était une des meilleures manières de le faire. Il est vrai que c’était un match très tendu contre une équipe qu’on a l’habitude de jouer. Je trouve que c’est la beauté du hockey-en-salle : ça se joue dans les derniers instants. C’est pour ça qu’on aime ce sport. Il y a eu du spectacle : on est content. Pour une fois que ça se termine bien pour nous !

Et maintenant, quelle est la suite pour l’équipe ?

C Coffigniez : Ce titre nous amène à la Coupe d’Europe. Les Coupes d’Europe se jouent par A, B ou C. Les équipes françaises sont en Coupe d’Europe B. Lille Hockey Club, champion l’année dernière, va donc jouer la Coupe d’Europe B cette année et, selon le résultat, nous on jouera une A s’ils montent, une B s’ils se maintiennent ou une C s’ils descendent. On leur souhaite, du plus profond du cœur, tout. Tout pour qu’ils puissent se maintenir au minimum mais pourquoi pas accéder à la A pour que, nous, on puisse en profiter.

On perçoit dans le groupe une entente et des liens très solides.

CC : Nous sommes une équipe « famille ». On a une fratrie de Pauchet dont un des frères est le capitaine, ici présent, on a une fratrie de Coffigniez, une autre fratrie avec le gardien et son frère qui est absent, aujourd’hui. C’est vraiment quelque chose de familial. C’est comme ça qu’on en est arrivé là au bout de trois ans : en se serrant les coudes en famille et l’Amiens Sports Club est une grande, grande famille. On ne pourra pas lui enlever et c’est ce qui fait sa force aujourd’hui.

27 ans depuis le dernier titre. Il était temps mais cette couronne fait surtout beaucoup de bien.

CC : Il y a eu une grosse génération dans les années 80 qui a beaucoup gagné. Du coup, on est content de venir ramener le titre aussi, vingt ans après. Pour pouvoir dire aux anciens qui nous ont coachés un par un : « nous aussi on peut faire ça et merci à vous » ! Ils sont une dizaine de ceux qui avaient gagné il y a vingt ans à être venus aujourd’hui, et on les remercie. On a vraiment à cœur d’écrire l’histoire comme ils l’ont écrite. Et ce, pendant plusieurs années, parce qu’on vieillit, certes, mais on n’est pas si vieux ! (Rires)

Finalement, vous gagnez aujourd’hui mais le passé du club vous a toujours suivis ?

CC : Tout à fait. Amiens reste un très, très grand club de hockey-en-salle. Cela reste important pour nous et on avait vraiment à cœur de le reconfirmer, cet après-midi.

Propos recueillis par Camille MARSIGLIA

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