FOOTBALL : L’arrivée manquée de Kayode, « ce n’est pas la fin du monde » !

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CD Leganes' Darko Brasanac (l) and Girona FC's Olarenwaju Kayode during La Liga match

Désireux de doubler le poste d’avant-centre, Lacina Traoré ne souhaitant pas revenir en Picardie, l’Amiens SC a manqué l’arrivée d’Olarenwaju Kayode, un international nigérian appartenant à Manchester City, dans les ultimes heures du mercato pour diverses questions administratives. Bien qu’un recours ait été déposé auprès de la FIFA, Amiens sait bien que Moussa Konaté a de grandes chances d’assumer seul la pointe de l’attaque picarde d’ici la fin de saison.

Une erreur externe ?

Conscient du tollé que ce raté a suscité chez ses supporters, Louis Mulazzi, président délégué du club amiénois, a accepté de s’exprimer sur ce sujet, ce vendredi. S’il avoue que ce dénouement est regrettable, le dirigeant amiénois assure que celui-ci s’explique avant tout par la lenteur de négociations triparties : « A partir du moment où un transfert n’est pas bouclé une semaine avant, les négociations se passent souvent le dernier jour du mercato. La difficulté est venue du fait qu’il y ait trois parties dans ce transfert. Surtout, l’envoi de tous les documents a été réalisé avant minuit. »

Pourtant, le président Bernard Joannin avait concédé un retard dans l’envoi des pièces justificatives auprès de la FIFA, hier. « Nous n’étions pas du tout en désaccord, ça a mis du temps à se régler. Cela s’est joué à trois ou quatre minutes pour diverses raisons administratives, a confié le président de l’ASC au site l’Equipe. Les papiers n’ont pas été envoyés à temps, c’est une erreur. J’en suis fort déçu. » Une erreur imputable à l’Amiens SC ? « Il y a eu un problème d’identification des papiers de la part d’un des deux autres clubs en négociation sur ce dossier, à vrai dire un document a été mal rempli », précise Mulazzi.

Un recours de principe

En outre, les négociations se sont éternisées sur un point précis : l’option d’achat automatique assortie au contrat de prêt de l’ancien joueur de l’Austria Vienne et, de facto, le montant de celle-ci. Si un accord moral avait rapidement été trouvé entre Manchester City et l’Amiens SC, l’actuel quinzième de Ligue 1 a tenté jusqu’au bout de rendre cette option d’achat optionnelle ou bien d’en réduire le montant selon une source proche du dossier. « On a essayé d’optimiser au maximum cette mutation car elle représentait un véritable coût. On a peut-être attendu un peu trop tard, reconnaît le président délégué d’Amiens. Maintenant, on ne va pas se cacher derrière un problème administratif. »

Reste que l’Amiens SC a décidé de poser un recours auprès de la FIFA, dans l’espoir que l’instance valide après coup le transfert d’Olarenwaju Kayode à Amiens. « Les miracles arrivent de temps en temps mais je ne compte absolument pas là-dessus, tranche Mulazzi. Je préfère compter sur les joueurs actuellement au club. On a porté un recours par principe car on avait, pour notre part, expédié tous les papiers avant minuit. Maintenant, tout le monde semble abattu mais ce n’est pas la fin du monde ! On nous prédisait des départs de Gurtner et de Kakuta, in fine tout le monde est encore là. On n’a pas recruté, certes, mais nous disposons encore de trente joueurs ! J’espère bien que parmi eux, on arrivera à trouver la solution pour améliorer l’équipe. »

Et il le faudra bien puisque Amiens affronte une équipe de Saint-Etienne qui, elle, s’est véritablement renforcée durant ce mercato hivernal. Un match que les Verts aborderont avec Ntep, M’Vila ou encore Subotic alors que les Amiénois feront donc sans Kayode.

Romain PECHON

Crédits photo : PanoramiC

Retrouvez l’interview de Louis Mulazzi sur France Bleu Picardie dans Picardie Sport ce samedi 7h40 et 10h05.

Christophe Pelissier compose avec… ou plutôt sans

Quelque peu irrité par la longueur des négociations, Chrisotophe Pelissier ne s’attendait certainement pas à voir Olarenwaju Kayode lui filer sous les doigts dans de telles circonstances. Questionné à ce sujet, ce vendredi, l’entraîneur de l’Amiens SC faisait contre mauvaise fortune bon cœur : « Il y a deux manières de voir les choses. La manière négative est d’être désabusé ou en colère parce qu’on avait ciblé ces joueurs depuis un moment. Après, il y a aussi le côté positif puisqu’on annoncait depuis un mois que l’on allait perdre tous nos meilleurs joueurs. Aujourd’hui, je vois que l’on a gardé tous nos cadres. Ce groupe est en place, il a fait des performances sur le début de saison. Ils savent qu’on est tous dans le même bateau jusqu’à la fin, ils vont devoir nous amener à cette barre des 40-42 points pour maintenir le club en Ligue 1. »

Bien qu’il apparaisse assez démuni offensivement parlant ? « Même si je le dis, la réalité est là. Je ne parle même pas en termes de qualité de joueur mais au niveau des rotations. On reste léger sur les rotations en cours de match mais aussi d’un match à un autre, regrette-t-il. C’est un championnat très exigent et qui demande beaucoup d’efforts, notamment aux joueurs offensifs. Maintenant, il faut trouver des solutions à l’intérieur du groupe. » Un message qui fait écho à celui tenu par son président-délégué, Louis Mulazzi.

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