Disparition – Jean Claude Lefebvre était un équipier exemplaire

Avec le décès de Jean Claude Lefebvre, à l’âge de 81 ans, c’est toute une époque du cyclisme picard et amiénois qui s‘en va à tout jamais.

Jean Claude LEFEBVRE était né en 1933 et dans sa jeunesse, il avait pratiqué plusieurs disciplines comme le football à l’Amiens AC, la boxe et la natation à la Cheminote qui était la piscine la plus fréquentée à cette époque de l’après guerre où naquirent de nombreuses vocations  sportives.

Mais c’est vers le cyclisme que Jean Claude Lefebvre se destina avec un réel succès  au moment même où Pierre PARDOEN et Bernard QUENNEHEN mettaient eux, un terme à leur carrière.

Jean Claude LEFEBVRE vivait rue de Cagny à Amiens et ses parents y tenaient un commerce.

C’est à son domicile que jeune reporter, nous étions allés interroger le grand Jean Claude qui n’avait pas échappé, comme les jeunes de sa génération, à la guerre  d’Algérie.

A cette époque, à Amiens, la FSGT était toute puissante et c’est dans cette fédération que Jean-Claude signait sa première licence.

Au cours de sa deuxième saison, il remporta pas moins de quatorze victoires.

N’ayant plus rien à prouver, il rejoignait alors la F F C. Son entraineur n’était autre que Bernard QUENNEHEN, vainqueur d’une étape du Tour de France en 1953. Militaire en 1954, Jean-Claude revenait ensuite d’Algérie (il y avait chopé le paludisme) et il s’illustrait au point que le grand  directeur sportif de l’époque Raymond LOUVIOT le prenait souvent dans son équipe.

En 1959, l’année même où Pierre PARDOEN arrêtait  sa carrière, Jean-Claude LEFEBVRE devenait  professionnel au sein de l’équipe Saint Raphaël. Il courait ensuite chez Alcyon et ses équipiers étaient  Jean Forestier, François Mahé, André Darrigade, Serge Groussard. Le directeur sportif était  un ancien grand champion vainqueur du Tour de France notamment Georges SPEICHER.

Durant sa carrière pro, Jean Claude LEFEBVRE a participé à six Tours de France et un Tour d’Espagne. Il se définissait comme un véritable équipier, au service des DARRIGADE, Jan JANSSEN etc. Il leur emmenait les sprints.

Son rôle d’équipier l’a sûrement privé de quelques victoires à l’exception d’un Paris-Valenciennes  mais il n’a jamais rien regretté.

Fin 1968, il arrêtait définitivement la compétition et partait travailler à Montdidier puis à Paris avant de revenir à Vers sur Selle où il a terminé son existence.

Notre photo prise lors du Tour de France 1964 avec Maurice GEST journaliste au Courrier Picard et père d’Alain GEST (en haut de l’article).

Lionel HERBET




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