La Hotoie, le 15 août rime avec Ballon au Poing

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Découvrez les articles de Lionel Herbet sur Gazettesports.fr ! En effet, cette figure emblématique du sport amiénois et régional rejoint Gazette Sports Amiens, où il interviendra une fois par semaine pour écrire sur une actualité ou événement sportif de la métropole amiénoise ! Voici son nouvel article : 

La Hotoie, le 15 août rime avec Ballon au Poing

« Le 15 août est synonyme de ballon au poing à la Hotoie. Ce jour là, alors qu’Amiens est le plus souvent déserté par ses habitants partis en vacances à la mer ou la montagne, c’est toute la Somme rurale qui déboule à la Hotoie.

Mais au fait, depuis quand a-t-on pris l’habitude de venir à la Hotoie le 15 aout afin d’assister aux finales des championnats de France ?

Peut-être avant la dernière guerre mondiale ? Personnellement, nous avons pris l’habitude, depuis un demi-siècle, à de rares exceptions, de venir également ce 15 aout dans ce cadre qui, jadis, a également abrité d’autres manifestations sportives, notamment les fameuses Régates d’Amiens.

Nous y serons également ce vendredi, au début de l’après-midi, avant de filer vers Dunkerque pour le match de National entre la formation de Fabien Mercadal (un ancien de l’ASC) et celle de Samuel Michel. Une petite précision : Samuel Michel a pratiqué le ballon au poing dans sa jeunesse.

Le ballon au poing  est un sport (mais oui) authentiquement samarien et encore dans certaines partie du département. Il possède sa culture, sa légende et ses illustres vedettes.

Dans ce sport dont les règles ressemblent beaucoup à celles du tennis, sauf qu’il n’y a pas de filet entre les joueurs des deux équipes,  le Foncier est l’incontestable vedette. Il n’y a pas de sport d’équipe dans lequel il existe autant de différence entre le foncier et ses équipiers.

Du reste, il fut un temps où une équipe n’était pas celle d’un village mais celle d’un foncier qui composait ensuite sa formation.

L’histoire du ballon au poing a surtout retenu les grands fonciers et nous n’avons jamais oublié les Jacques Falize, peut-être le plus grand de tous, mais aussi Jules Cinet, Bernard Fatien, Jacques Debart et bien d’autres tel le jeune Antoine Bouvet qui pratique également le football. Mais l’histoire n’a pas retenu le nom des autres joueurs.

Le ballon au poing c’est aussi une histoire de présidents. Le docteur Lenot a été un précurseur puisqu’il fut directement à l’origine d’un jumelage avec l’Italie et son Pallone Elastico (sport professionnel), mais les Jacques Falize, Dominique Renaud,  René Cazier et aujourd’hui Samuel Prevot ont été de dignes défenseurs de cette  discipline qui souffre parfois de la coexistence avec la longue paume, le sport voisin mais pas forcément ami.

Les deux disciplines ont beaucoup de difficultés à cohabiter car chacune revendique une sorte de paternité de défenseurs des sports régionaux.

Au fil du temps, le ballon au poing longtemps peu enclin à se moderniser, a su faire peau neuve. Les progrès sont incontestables, ne serait ce que dans la présentation des équipes dont les joueurs ne sont plus débraillés comme cela a pu arriver jadis. »

 Lionel HERBET




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