La boxe, ce n’est pas le tennis. Dans ce sport, une défaite ça n’est rien puisque le lendemain, vous vous retrouvez sur un autre court, pour un autre match, contre un autre adversaire.

En boxe où il y a face à face deux hommes, le mot revanche n’existe quasiment pas. Le vainqueur va poursuivre sa route tandis que le vaincu devra mettre de côté ses ambitions. Même si le battu a réalisé un combat admirable. Même s’il s’est incliné de peu aux points. Voilà ce préambule qui concerne notre champion abbevillois, picard et français Johann Duhaupas.

Un Abbevillois à New York

Quitte une fois de plus à nous répéter, ce que fait dans sa carrière professionnelle Johann Duhaupas est exceptionnel et mérite le respect.

Johann Duhaupas a rarement boxé chez lui à Abbeville et la plupart du temps, il est allé défier ses adversaires chez eux devant leurs supporters.

C’est ainsi que dans la nuit de samedi à dimanche, il a affronté le redoutable Jarrell Miller, un poids lourd qui ressemble à Mike Tyson et qui sur la balance, accusait la bagatelle de… 128kg. Enorme dans cette catégorie dont on peut affirmer aujourd’hui, qu’elle a rarement été aussi riche en combattants de grand niveau. Et ce combat avait lieu à New York, dans ce quartier de Brooklyn que connait bien Miller puisque c’est là qu’il vit.

Boxer à Brooklyn c’est quand même impressionnant pour notre Abbevillois qui avait tout laissé en France afin de bien se préparer et d’être au point mentalement et physiquement.

Déjà, quand Duhauaps est monté sur le ring, il a vu que son adversaire était… masqué. C’est quand même rare et on se croyait revenu dans les années 60 dans le monde du… catch avec le célèbre Homme Masqué. Et puis, il y eut le combat, très clair, intense aussi avec deux adversaires parfaitement préparés et donnant le meilleur d’eux-mêmes.

Certes, dans le deuxième round, Duhaupas a été victime d’un coup bas, semble-t-il involontaire. L’arbitre lui a laissé le temps de récupérer et de repartir.

Au dernier coup de gong, les deux hommes se sont enlacés. Miller reconnaissait les immenses qualités de son adversaire tout comme l’avait fait Deontay Wilder deux ans ou presque auparavant.

C’est le signe que Duhaupas a mérité le respect de son adversaire… avant le nôtre.

Ce combat nous l’avons vu sur Facebook car quasiment aucune chaine n’avait daigné se déplacer aux Etats-Unis. Duhaupas n’a pas la reconnaissance qu’il mérite et surtout il est délaissé par la Fédération française depuis qu’il a signé une licence à Monaco. En football, Monaco joue bien en championnat de L1. Alors pourquoi Duhaupas subirait-il, un traitement différent ?

Lionel HERBET

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