HOCKEY-SUR-GLACE : Les Gothiques y étaient presque

Faire, enfin, chuter Rouen. Tel était l’objectif des Amiénois, qui courent après une victoire en match contre le voisin depuis presque deux ans (8-6, en décembre 2015). Les Gothiques se sont accrochés tout le match mais ont fini par s’incliner à deux minutes du terme de la prolongation, enchaînant une septième défaite d’affilée dans le derby.

Des « détails »

A quoi se jouent des matches de haut-niveau ? A des détails, évidemment. Des faits de jeu ou des supériorités numériques dont les Gothiques n’ont pas réussi à profiter hier soir : « Ça s’est joué sur détails, en effet, répond Nicolas Favarin. On a beaucoup donné pendant le match pour pouvoir revenir, pendant la prolongation, on a fait tout ce que l’on pouvait pour tenir le plus possible, mais ça a fini par tourner en leur faveur, sur une pénalité pas forcément justifiée« .

Le néo-Gothique a donc pu être rapidement dans le bain du derby des plaines, seulement six jours après son arrivée en Picardie. S’il ne connaissait pas encore l’atmosphère d’un Amiens-Rouen, il est habitué à disputer des rivalités, et s’est montré déçu de n’avoir pris qu’un point : « Quand je jouais à Grenoble (contre Villard) ou Villard (contre Grenoble), c’était la même chose et je sais ce qu’un derby représente, précise le défenseur. C’est frustrant parce qu’on aurait pu gagner ce match avec de la réussite comme sur nos deux contres en fin de match, par exemple.« 

Frustrant mais encourageant

La frustration de perdre ce match en prolongations était forcément palpable dans les rangs amiénois. Si certains points, à l’image de la supériorité numérique, n’ont pas fonctionné, beaucoup de positif est à retenir de cette rencontre. « On peut se féliciter d’avoir été bons en infériorité numérique, notait Nicolas Favarin. On a également corrigé nos erreurs de Gap où l’on avait trop de fougue. On était beaucoup plus en place, et ça nous a réussi pour aller chercher la prolongation« .

Cette prolongation, ce sont les joueurs qui sont allés la chercher pour Mario Richer : « C’est notre intensité qui nous a permis de revenir, analyse le coach. Nos joueurs sont acharnés, ils n’ont jamais lâché et ils ont continué à jouer et à y croire. C’est comme cela que l’on a pu revenir« . Amiens revenu au score, la différence s’est donc faite en prolongation, une période où Rouen a eu un contrôle total du jeu. « Dans une prolongation à trois contre trois, leur stratégie a été bonne, explique Mario Richer. Ils nous ont épuisé parce que leur banc était du côté de la zone offensive. En faisant tourner le palet, ils pouvaient envoyer des joueurs frais sur la glace pendant que les nôtres souffraient. Ils n’ont eu qu’un lancer dangereux et ça a suffi« .

Grosse semaine à venir

Un week-end de repos attend maintenant les Gothiques avant un programme chargé. Lyon, mardi soir, puis Mulhouse, vendredi, viendront au Coliséum, précédant un long déplacement à Chamonix, dimanche, avant la venue de Grenoble, deux jours plus tard, pour les retrouvailles du Coliséum avec Joël Champagne. Très peu de voyage donc, de quoi satisfaire l’entraîneur québécois des Gothiques : « Cette semaine on n’aura pas à enchaîner les longs déplacements où l’on dort dans le bus et où joueurs et staff rentrent cramés. On reste à domicile, on pourra mieux gérer notre énergie pour bien préparer les deux matches qui arrivent« .

Adrien ROCHER




  • Jeu EatInUSA

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