Passionné de cyclisme, le gardien de l’ASC Paul Bernardoni n’est pas à sa première saison difficile dans laquelle son équipe du moment joue sa survie. Il a insisté sur le fait que dans ce cas de figure, il ne faut pas s’intéresser aux autres mais avant tout à soi-même avec un unique objectif : grappiller des points.
Durant son passage en salle de presse jeudi matin, à la veille du déplacement à Reims, le gardien amiénois a abordé un sujet intéressant : les relations dans le vestiaire entre les jeunes qui, pour la plupart, découvrent le haut niveau et les anciens, ceux qui totalisent un certain nombre de matches en L2. Pour sa part, Paul Bernardoni estime qu’il se trouve coincé entre ces deux générations qui ne réagissent pas de la même manière après, par exemple, une défaite comme celle essuyée contre Dunkerque. « Cela dépend de la période, de la situation car il y a plein de choses qui entrent en compte. Dans le vestiaire, il m’arrive aujourd’hui de parler moins qu’avant même si je reconnais que le groupe actuel est plus homogène. Avec le temps et l’expérience, la période qui suit une défaite comme celle de Dunkerque n’est pas dure à vivre. Personnellement, je sais le chemin qu’il faut prendre et cette période n’est pas, pour moi, la plus compliquée à vivre. Cela fait partie du métier et il y aura d’autres moments où ce sera l’inverse. Nous sommes un groupe assez jeune, une génération zapping. Que tu prennes 4-1 contre Dunkerque ou que tu gagnes 3-1 au Red Star, j’ai l’impression que c’est la même chose. Évidemment, ça passe et c’est peut-être une bonne chose car cela permet de passer à un autre sujet. C’est une génération où on passe vite à autre chose.«
Le gardien de l’ASC se focalise totalement sur le sprint final avec onze matches, qu’il compare à une épreuve cycliste : « Nous n’avons pas le choix et l’étau se resserre. C’est en effet une course contre la montre et je le dis : l’essentiel c’est de se sauver. Je pense qu’aujourd’hui notre force est notre jeunesse avec son insouciance. Et c’est tant mieux. J’appartiens à une génération intermédiaire et j’ai déjà connu ce genre de situation quand j’étais en Suisse. Je suis assez confiant avec les nouveaux qui sont super frais et nous devons nous appuyer sur eux. L’important, c’est de prendre des points dans ce sprint final ; et surtout ne nous mettons pas la tête sous l’eau. Nous n’avons pas le choix. »
Ligue 2, 24e journée :
Samedi 21 février à 14 heures, stade Auguste Delaune : Stade de Reims (2e, 40 pts) – Amiens SC (16e, 22 pts)
Lionel Herbet
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

