Durant deux jours, le Judo Club de Picquigny a organisé, une fois encore dans la salle des fêtes, un stage réservé aux Petits Samouraïs, qui s’est déroulé dans la salle municipale, aménagée pour la circonstance par les employés communaux.
Il faut savoir qu’à chaque entrainement, à chaque manifestation (la prochaine sera en mars avec le tournoi des Jonquilles), il faut installer puis enlever les tapis et cela peut représenter plusieurs heures de travail. Durant ces deux journées, les jeunes licenciés du Judo club de Picquigny mais aussi du Judo Club 80 se sont familiarisés avec leur sport mais aussi le ju-jitsu, et ils ont écouté son histoire mais aussi l’initiation aux gestes de premiers secours, à la langue des signes et à la country ainsi que des actions de sensibilisation au harcèlement sportif et scolaire. Sujet d’actualité hélas et cette initiative ne pouvait pas mieux tomber.
Un des moments forts de ce week-end a été l’intervention d’une ergothérapeute que nous avons rencontrée. Il n’est vraiment pas fréquent, à un moment pourtant où la médecine du sport, qu’elle soit physique ou mentale, se développe, qu’on fasse appel à l’ergothérapie, qui est surtout une profession de santé. Mais de plus en plus, le mot santé a fait son incursion dans le monde du sport. D’où l’arrivée de l’ergothérapie, qui est différente de la kinésithérapie, même si les deux disciplines se complètent parfaitement.

Nous avons évidemment posé la question à Eglantine Prangere-Jacques, qui est employée au CHU d’Amiens et présente à ce stage de Picquigny. Mais que vient faire une ergothérapeute dans un stage de judo ? « C’est une bonne question, répond cette jeune femme souriante et visiblement heureuse de se trouver dans ce milieu de jeunes sportifs. Je suis venue parler d’une partie du métier spécialement adaptée au judo et en fonction de leur âge. Je leur ai parlé des mouvements, des amplitudes articulaires, autant de choses qu’on fait au judo car c’est un sport où on est constamment en mouvement. L’ergothérapie aide toutes les catégories d’âge et toutes les activités quotidiennes. Cela permet aussi aux jeunes de mieux connaitre leur corps mais aussi de découvrir un nouveau métier. Je donne l’exemple d’une personne qui a été victime d’un AVC. Elle va venir voir un ergothérapeute pour entamer une rééducation. Si elle ne peut plus s’alimenter comme avant, nous sommes là pour lui apprendre tout en continuant sa rééducation en lui apportant des aides et du matériel technique. Nous sommes sur tous les secteurs des activités humaines. Sur Amiens, nous sommes de plus en plus nombreux à pratiquer ce métier. »
Ce stage a permis à ces jeunes de vivre en autarcie durant un week-end puisqu’ils ont même dormi sur place et nul doute qu’il a renforcé les liens de solidarité et d’amitié entre les uns et les autres. Saluons donc cette initiative du Judo Club de Picquigny présidé par Madame Liliane Boucher, par ailleurs vice-présidente du comité départemental Handi-Sport.
Lionel Herbet
Crédit photo : Lionel Herbet – Gazettesports.fr

