L’entente Amiens-Lille se déplacera, ce samedi, sur le terrain des Rollerbug de Saint-Médard, à l’occasion des quarts de finale de la compétition. Cette rencontre apparaît comme la plus importante de la saison.
Un quart de finale de Coupe de France, ce n’est a priori pas le match de l’année. Mais pour l’entente Amiens-Lille, il représente la rencontre la plus importante de cet exercice 2025-2026 : « D’habitude, ça se joue au mois de juin. Là, je pense que samedi, c’est un petit peu notre finale de la saison. C’est sûrement pour nous le plus grand match de l’année », confie Claudia Tison, joueuse et assistante-coach de l’équipe. Car ces derniers mois ont été difficiles pour les pensionnaires de la Veillère, qui n’ont pas remporté le moindre match en championnat depuis leur montée en N1. Actuellement lanternes rouges, elles ne pourront probablement pas éviter le barrage face au vainqueur de N2 pour conserver leur place dans l’élite du roller-hockey français.
La coupe est donc une respiration et a été le meilleur moyen de lever les bras en s’imposant avec la manière à Reims. Les coéquipières de Claudia Tison sont à une marche de s’offrir un ticket pour le plateau final, qui se déroulera au stade Pierre de Coubertin de Paris : « Ce serait extraordinaire par rapport au travail qui est fait depuis maintenant trois ans et à l’investissement du noyau. » D’autant que la frustration est grande pour les joueuses des Hauts-de-France qui ont échoué au stade des quarts lors des deux dernières éditions de la compétition. Mais cette fois, ce pourrait être la bonne selon la numéro 21 des Rouge et Blanche : « Le groupe est plus mature parce qu’il a connu des finales, il a connu des échéances. Je pense que, psychologiquement, le groupe est prêt à partir à la guerre pour ce match-là. »
Saint-Médard, une « fausse » N2
Ce match-là justement, il aura lieu sur le terrain des Rollerbug de Saint-Médard, pensionnaire de N2. Mais il ne faut pas se fier à cet échelon, les Franciliennes évoluant encore en N1, il y a deux ans, avant de déclarer forfait par manque d’effectif la saison passée. Reparties, par obligation légale malgré un collectif de nouveau compétitif, au deuxième niveau français, elles devraient donc donner du fil à retordre aux Amiéno-Lilloises : « C’est une fausse N2. C’est une équipe qui, pour moi, a sa place en N1, confirme Claudia Tison. Pour moi, c’est du 50-50. Les deux équipes savent très bien ce qu’il y a à la clé, elles sont conscientes que c’est un ticket pour Coubertin. » Malgré tout, avoir tiré cette équipe reste une opportunité unique de rallier les demi-finales : « On aurait eu Ris-Orangis ou Grenoble, en toute transparence, je pense qu’on aurait eu très peu de chances de se qualifier. Là, je pense que les dés sont un peu rejetés. »
Dans l’équipe girondine, on peut observer un mélange de jeunesse et d’expérience, et notamment celle de Léna Rault, championne du monde en 2021 et élue meilleure joueuse de la compétition. Pour la joueuse et assistante-coach de l’entente, elle est encore aujourd’hui ni plus ni moins que « la meilleure joueuse française. » Également élément important au sein de la formation masculine évoluant en N1 et toujours capitaine de l’équipe de France de roller-hockey, Léna Rault sera le facteur X des Rollerbug et celle qui pourrait mener les siennes à la victoire : « Elle a une grosse part de leadership. Je pense qu’elle sait entraîner les joueuses avec elle, les fédérer. » De quoi mettre en place un plan anti-Rault ? « On verra samedi, mais c’est sûr que c’est une très grande joueuse. On fera en sorte de lui laisser le moins de palets possible », assure Claudia Tison. Amiens-Lille a, en tous cas, une bien belle occasion de faire bien plus que sauver sa saison.
Coupe de France, quart de finale :
Samedi 7 février à 19h, à Saint-Médard : Saint-Médard (N2) – Amiens-Lille (N1)
Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

