ROLLER-HOCKEY – Élite : Des Green Falcons affaiblis tombent à Épernay

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Sans leur entraîneur et plusieurs joueurs importants, les Green Falcons n’ont pas été en mesure de contester la domination des Bombardiers d’Épernay, appliqués à domicile (5-1). Une large défaite qui n’inquiète cependant pas à une semaine du quart de finale de Coupe de France contre le même adversaire.

C’est une rencontre que les Green Falcons n’abordaient pas dans les meilleures conditions, et elles leur ont été fatales. D’abord, ils évoluaient en effectif réduit, n’étant que huit joueurs plus un gardien, rendant la tâche physiquement plus ardue. Ensuite, les Messipontins voyaient d’un mauvais œil le choix du corps arbitral dans lequel figurait l’un de ceux qu’ils considèrent systématiquement contre eux, à l’image de la rencontre perdue face à Angers. Simple fixette issue du fruit du hasard ou réelle aversion pour les Picards, à d’autres d’en juger, ces derniers ont en tous cas été factuellement plus lourdement pénalisés que les Bombardiers d’Épernay, ce samedi. À cinq reprises, un samarien fut envoyé en prison, ce qui n’est pas arrivé une seule fois pour les locaux. « On cumule les infériorités numériques, mais on n’a aucune faute sifflée quand on reçoit des fautes, donc c’est compliqué, frustrant », se désolait le numéro 78 samarien. Naturellement, ce total de dix minutes à trois a laissé des traces sur le tableau d’affichage avec trois des cinq buts sparnaciens inscrits en supériorité.

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Si Hugo Bacquet sauvait l’honneur à cinq minutes du terme, les pensionnaires de la Roller-Arena ne se sont jamais mis en bonne position pour espérer un retour au score. Offensivement, il en manque pour se hisser plus haut dans la division, surprenant à première vue lorsque l’on se rappelle de la machine à buts qu’étaient les Greens la saison passée. Mais pour Mathéo Candellier, l’explication à cette baisse de régime est logique : « Pour avoir fait la balance entre les deux, on voit que les scores de N1 tirent souvent vers les huit ou dix buts alors qu’en Élite, à part les grosses écuries, ça va rarement sur autant de buts. Entre les gardiens de N1 et d’Élite, il y a clairement un fossé en termes de niveau. Tous les week-ends, on joue forcément un gros gardien, donc c’est beaucoup plus compliqué de marquer. Les équipes sont aussi mieux rodées défensivement dans leurs systèmes. » Septième au classement (10 pts) et septième attaque du championnat, Pont-de-Metz est à sa place mais Angers, 8e, devient menaçant en revenant à une longueur après sa victoire d’une importance capitale face à Anglet, désormais 9e et barragiste avec 6 unités.

De la satisfaction malgré la défaite

Pas de quoi inquiéter le joueur de l’équipe de France qui estime que, vu les circonstances, ses coéquipiers se sont « très bien débrouillés. On ne prend que deux buts en quatre contre quatre, sur des petites erreurs forcément à corriger, mais sinon, dans l’ensemble, le score ne reflète pas trop la tournure du match. Il y a quand même beaucoup de positif. » Les Messipontins ont une semaine pour gommer ces défauts avec l’appui de la vidéo avant de retrouver les Bombardiers en quarts de finale de la Coupe de France, sur le même terrain. Ils pourront également compter sur le probable retour de blessure de deux joueurs mais aussi d’un autre arbitre, plus impartial à leur goût : « On pourra avoir une ou deux supériorités numériques, ironise Mathéo Candellier. D’une, on s’économisera parce qu’on ne défendra pas comme en infériorité numérique. De deux, on aura un avantage pour mettre un but. Ce ne sera pas le même match du tout.«  S’ils veulent rallier le dernier carré, les Green Falcons devront, en tous cas, davantage faire parler la poudre face aux Bombardiers.

Élite, 11e journée :
Épernay – Pont-de-Metz : 5-1
(2-0)

Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr (archive)