N’ayant pas réalisé leur meilleure prestation face aux Hawks d’Angers, les Green Falcons n’ont pas non plus été aidés, de leurs propres aveux, par un arbitrage qu’ils estiment largement en leur défaveur.
Depuis un an, les Green Falcons avaient habitué leurs supporters à de bonnes surprises, ou au moins au respect de la hiérarchie. Mais cette fois, samedi soir, les Messipontins n’ont pas endossé comme il se doit le costume de favoris qu’ils n’ont peut-être que trop peu porté ces derniers mois. Face aux Hawks d’Angers, qui n’avaient jusque-là gagné qu’une seule fois depuis septembre. « Je ne suis pas certain qu’on soit rentré dans le match en se disant que c’était « la guerre ». Je pense qu’on est rentré dans le match en se disant qu’on avait fait le plein de confiance les matchs d’avant, qu’on avait fait un gros résultat contre Grenoble. On ne les a pas pris de haut, mais on n’a pas démarré avec la bonne mentalité », estime Henri Pépin, capitaine des Faucons.

Lesquels n’ont jamais vraiment semblé dans leur assiette face à un adversaire au contraire « mort de faim », jouant une grande partie de sa survie en Élite sur cette rencontre, et très discipliné défensivement. « Au début du match, on sentait qu’on n’avait pas l’intensité de d’habitude. On était un peu dans la retenue. Et en début de deuxième, on n’est pas vraiment rentrés dedans non plus. Le dernier quart d’heure, on le domine, mais c’est un peu tard », concède Antoine Demaret, entraîneur de l’équipe. Si la défense et notamment le gardien visiteurs ont été très bons, les Picards ont, en parallèle, manqué de tranchant offensivement, ne faisant pas toujours les bons choix et ratant régulièrement le cadre sur leurs tentatives. Les Angevins, eux, ont profité de leur avance rapidement acquise pour procéder efficacement en contre. Tactiquement et techniquement, ils ont été au-dessus : « Ce n’est pas notre meilleur match, clairement. Les deux premiers en janvier étaient très bons. Celui-là, non, il n’est pas bon. Il nous a manqué, je ne sais pas… un peu de tout« , lançait, un peu désabusé, le coach samarien.
L’arbitrage, le « facteur X » de la défaite selon les Greens
Durant tout le match, la tension était palpable entre les joueurs des deux équipes. Les contacts étaient rudes, les échanges verbaux pas toujours sympathiques si bien que, même lors du serrage de main, on n’était pas bien loin d’échanges de coups. En cause, un arbitrage jugé très favorable aux Hawks qui n’a pas aidé les Greens à revenir dans une partie d’office mal engagée : « On se plaint rarement de l’arbitrage mais, aujourd’hui (samedi), je crois que c’est limite scandaleux, c’est même voyant. Je ne sais même pas quel mot employer tellement c’est écœurant. On fait quelques fautes, je ne dis pas. Mais toutes nos fautes sont sifflées et, en face, il n’y a rien de sifflé. C’est plus ça qui me gêne, en fait. C’est frustrant et énervant », commence Antoine Demaret, dont les propos sont corrélés avec ceux de son capitaine, qui donne certaines situations litigieuses à titre d’exemple : « Tu loupes une pénalité, c’est comme nous les joueurs, on fait des erreurs, ça arrive. Mais là, je termine blessé car je prends une charge dans le dos, Adrien Josse en prend une aussi. On n’est pas en hockey sur glace, on est au roller-hockey.« Outre ces fautes non sifflées, le numéro 96 messipontin dénonçait des décisions incompréhensibles : « Un de nos joueurs prend 10 minutes parce qu’il râle car il y a un cinglage sur un de nos joueurs qui se fait casser une crosse. L’arbitre me dit que c’est un joueur de mon équipe qui casse la crosse. Ça fait plus de 20 ans que je fais du hockey, c’est la première fois qu’on me le sort. »

Si ce n’est évidemment pas la seule cause de ce revers, ces décisions contestées et peut-être contestables ont définitivement fait sortir de leur match des Greens qui avaient peiné à y rentrer. Mais s’incliner ce samedi est une bien mauvaise opération pour l’objectif maintien. Un succès et ils l’auraient en grande partie assuré. Désormais, ils ne comptent plus que quatre points d’avance sur Anglet et Angers, deux formations à six points qui se tirent actuellement la bourre pour ne pas occuper la 9e place, synonyme de barrage face au finaliste de la N1. « C’était le match qui nous mettait un pied en dehors de la relégation. On a fait de très bons résultats contre des grosses équipes, que ce soit contre Rethel, contre Grenoble. On a montré qu’on savait accrocher, qu’on avait notre style de jeu bien à nous et qu’on savait surprendre par ce style de jeu. C’est un avertissement. On va dire qu’on a grillé une cartouche. Il ne faut pas en griller d’autres« , prévient Henri Pépin qui appelle ses coéquipiers à redoubler de vigilance et d’implication pour ne pas gâcher une saison qui avait débuté de la meilleure façon.
Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

