HOCKEY SUR GLACE (Ligue Magnus) – Kevin Bergin : « Les joueurs ne méritaient pas ça »

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Après avoir tenu la dragée haute aux Brûleurs de Loups de Grenoble une grande partie du match, les Gothiques ont été punis pour leur indiscipline. Kevin Bergin, entraîneur de l’équipe, est très déçu de l’issue de la rencontre et du fait de jeu qui a précipité son dénouement.

Les Gothiques pouvaient sortir de ce match face aux Brûleurs de Loups de Grenoble avec des sentiments partagés. D’un côté, la satisfaction d’avoir réalisé un match plein face au leader du championnat, qui plus est sur sa patinoire, de l’autre, la frustration de l’avoir laissé échapper dans le money-time, pour une voire deux erreurs. Une émotion étrange que Kevin Bergin, entraîneur de l’équipe, ressentait quelques minutes après la rencontre : « Je suis extrêmement déçu pour les joueurs, pour l’effort qu’ils ont donné ce soir (mardi). Ils ne méritaient pas ça. Mais ils se sont prouvés à eux-mêmes qu’ils étaient capables de tenir tête au leader du championnat. Je suis content de l’effort, de l’intensité et de l’engagement des joueurs pendant ces 60 minutes. »

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Pourtant, tout n’avait pas très bien commencé pour les Amiénois, comme souvent, cette saison, menés à la fin du premier tiers. La tâche se compliquait sérieusement lorsque les Isérois doublaient la mise. A ce moment précis, difficile de voir revenir au score des Picards qui n’avaient pourtant pas été ridicules. Mais moins d’une minute après, Beauchamp redonnait espoir aux siens en réduisant l’écart avant que Craig n’égalise pour commencer à faire douter les pensionnaires de Polesud. « On a montré du caractère. Souvent, quand on perdait le momentum, on le perdait pour 7-8 minutes. Là, on est revenu dans le match. On a travaillé et on y a cru tout le long. Ça n’a pas été parfait mais, même quand ce n’était pas parfait, même quand on faisait des erreurs, soit Taran Kozun soit un des quatre autres joueurs sur la glace bloquait un tir. Je crois qu’on a joué un très bon match de hockey », insiste le technicien québécois.

Si cette pénalité-là n’est pas appelée, il n’y a pas ces deux buts.

Kevin Bergin, entraîneur des Gothiques d’Amiens

Pendant longtemps, la troisième période fut indécise si bien que l’on commençait à croire en une prolongation, un scénario que beaucoup aurait validé avant même le début de la partie au vu de la situation sportive et de la confiance actuelle de cette équipe. Mais un collectif malade est difficile à soigner, surtout lorsqu’il fait face à un virus tenace qui profite de la moindre faiblesse pour le clouer au lit. Gibert, pour un faire trébucher, puis Kozun, pour obstruction, réduisaient les Picards à trois contre cinq pour une minute. Il n’en fallait pas plus pour permettre à Grenoble de reprendre l’avantage avant qu’il ne fasse le break sur la simple infériorité qui suivait. Deux buts fatales qui en amenaient un cinquième, anecdotique. Kevin Bergin n’en voulait pas à ses joueurs d’avoir fauté mais plus aux arbitres de la rencontre, lesquels ont injustement sanctionné son gardien selon lui : « Je trouve que la pénalité pour nous mettre à trois contre cinq est très sévère. Quand c’est un match chaudement disputé des deux côtés, quand c’est un super beau match de hockey avec beaucoup d’intensité, que ça se décide de cette façon-là, c’est dommage. Si cette pénalité-là n’est pas appelée, il n’y a pas ces deux buts. Ça change l’issue du match, c’est décevant.« 

Mais comme le technicien québécois le dit si souvent en conférence de presse, « avec des si, on va à Paris » et ni la prison signalée, ni le résultat de ce match ne pourront être annulés. Il faudra passer outre cette frustration pour de nouveau trouver la clé du succès à l’extérieur, laquelle a été perdue depuis six matchs et le 5 décembre, date du dernier triomphe loin du Coliseum. Car, vendredi, se profilent les Pionniers de Chamonix, 9e et 11 points derrière au classement, mais qui pourraient redevenir menaçants en cas de défaite. Sauf que la prestation de ce mardi face à Grenoble tend vers une issue positive au vu du contenu bien plus consistant que lors des sorties précédentes : « Si on joue comme ça les onze derniers matchs et en play-off, on se donne des chances de gagner chaque match, quelle que soit l’équipe en face. C’est ce que j’ai dit aux joueurs », a conclu un Kevin Bergin triste à chaud mais dont la lueur d’espoir d’une belle fin de saison s’est peut-être rallumée.

Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr (archive)