ÉDITO : Les entraîneurs français méritent qu’on leur fasse confiance 

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Aujourd’hui, dans le monde du football professionnel, il est fort rare qu’un entraîneur reste longtemps dans un club. 

Elle est loin cette époque où par exemple Guy Roux restait en place à Auxerre plusieurs années. Au point que son image reste plus que jamais présente alors que l’équipe connaît une période difficile et lutte pour se maintenir en L1. Cette époque où les entraîneurs n’étaient pas que de passage dans les clubs, mais y restaient plusieurs années pouvant ainsi y effectuer un bon travail, est hélas révolue

Que ce soit en L1 ou en L2, quand le championnat débute en août, on se pose cette question : combien d’entraîneurs seront encore en place à la mi-saison, fin décembre ?
En général, quand un entraîneur signe dans un club, c’est pour une saison avec reconduction du contrat, si en fin de saison, le maintien est obtenu. Certains entraîneurs ont ainsi été évincés, comme par exemple à Nice, Monaco et Bastia et la liste va s’allonger. Depuis l’époque Guy Roux, les moeurs ont beaucoup changé et malheureusement pas favorablement. Il semble bien que la solidarité entre entraîneurs que nous avons connue ait hélas disparu

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Aujourd’hui, quand des bruits de couloir nous informent que dans telle équipe un entraîneur est en difficulté, tout de suite le club reçoit des candidatures émanant le plus souvent d’agents qui ont pris une place importante dans le paysage du football professionnel. Les présidents de clubs ont toujours le pouvoir pour révoquer, même en cours de saison, le contrat de leur entraîneur. Sur le marché du football professionnel, l’arrivée de techniciens étrangers s’explique par le fait que certains clubs de plus en plus nombreux, sont dirigés par des groupes financiers étrangers.
Ainsi à Strasbourg, club dans lequel le président Marc Keller ne joue quasiment plus aucun rôle depuis l’arrivée d’un groupe américain, l’entraîneur anglais Liam Rosenior a brutalement annoncé son départ, et dans la foulée, il a signé à Chelsea. Certes, il s’agit d’une belle promotion, mais tout de même, un contrat est un contrat. Strasbourg en a profité pour enrôler son nouvel entraîneur anglais : Gary O’Neil. Dans cette affaire, force est de constater que les entraîneurs français n’ont plus trop la côte à quelques exceptions près, et c’est bien dommage. 

Mais il nous semble aussi que, le Syndicat des Entraîneurs français, qui était tellement puissant voici quelques décades, ne joue plus son rôle et ne défende pas assez ses adhérents. Un jour viendra et peut être plus tôt que prévu où les clubs de L1 et même L2 auront un entraîneur étranger.

Il est clair qu’aujourd’hui les entraîneurs français n’ont pas les moyens de se faire respecter, car plus que jamais, la concurrence étrangère existe. Et pourtant nous sommes convaincus que les entraîneurs français méritent d’être employés.   

Lionel Herbet
Crédit photo : Théo Bégler  – Gazettesports.fr (illustration)

Publié par Lionel Herbet

Journaliste historique du sport Picard et Amiénois. Lionel est la mémoire des plus grands exploits sportifs de la région.