Cela fait 66 ans que Fausto Coppi est mort mais le souvenir reste vivace dans la mémoire de Lionel Herbet à qui l’Italien avait apporté une attention particulière malgré la distance et la barrière de la langue.
Jamais je n’ai oublié ce 1er janvier 1960. En me dirigeant à la cérémonie des vœux du Courrier Picard, dont j’étais un jeune employé, la mort de Fausto Coppi m’avait bouleversé. Ce grand cycliste comptait beaucoup pour moi qui, à cette époque, avait l’habitude d’écrire directement aux champions afin d’obtenir une photo dédicacée. Trois ans avant sa mort, Fausto Coppi, en personne, m’avait répondu par lettre dédicacée avec une photo. C’était la période qui voyait les champions prendre la plume pour répondre à leurs supporters mais dans le cas de Fausto Coppi, c’était quand même quelque chose car il résidait à Novi Ligure et moi à Picquigny. Cette lettre, je l’ai évidemment conservée précieusement.
Ce vendredi, en parcourant sur les réseaux sociaux les communiqués de supporters italiens qui ont gardé leur ferveur pour leur champion, nous avons rajeuni de 66 ans. Rarement la disparition d’un champion ne m’aura provoqué un tel déchainement de tristesse. Coppi n’avait que 40 ans et il avait été victime d’une maladie alors qu’il était en Afrique. Il avait été rapatrié en Italie mais les médecins n’avaient pas les médicaments nécessaires pour le guérir. Fausto Coppi était un homme qui aimait la chasse et la pêche et il est venu assouvir sa passion dans notre département, plus particulièrement à Longpré les Corps Saints. Mais c’est évidemment le champion que nous n’oublions pas et nous sommes persuadés que sans la guerre, il aurait remporté plus de Tours de France et de Tours d’Italie. Fausto Coppi nous a quittés voici 66 ans mais il est toujours présent dans notre mémoire.
Lionel Herbet
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr (illustration)

