FOOTBALL : Christophe Pelissier et la gestion de son effectif

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Avant Monaco – où il sera au minimum privé de Khaled Adenon, Julien Ielsch et Guy Ngosso – Christophe Pelissier doit d’ores et déjà composer avec des absences au moment de défier Montpellier, ce jeudi. Expulsé contre Guingamp, Prince Gouano va à nouveau manquer à l’appel. Très incertain, Thomas Monconduit pourrait quant à lui déclarer forfait.

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Un effectif amoindri

Après trois mois de compétition, l’effectif amiénois commence à tirer la langue. Entre les blessures – de longue date comme Charrier et Fofana – et les forfaits de dernière minute, l’entraîneur de l’Amiens SC se retrouve dans une situation peu enviable. « J’ai un effectif, il faut savoir s’adapter. Quand un joueur est absent pour X raison, on se doit de préparer le joueur qui peut le suppléer, confie Christophe Pelissier, un brin fataliste. Un coach aime toujours avoir tous ses joueurs à disposition mais malheureusement, cela fait partie d’une saison, il faut faire avec. On adapte aussi nos séances avec un degré de fatigue différent chez les joueurs. Certains ont très peu joué l’an dernier et se retrouvent beaucoup sollicités cette saison. Ce n’est pas évident. »

Et cela ne va pas s’arranger avec l’arrivée du froid et la dégradation progressive des terrains. « Cela tire davantage sur les organismes, reconnaît le natif de Revel. Cependant, c’est le travail du staff de prendre en compte ces différents paramètresJ’ai vu le classement des pelouses, Amiens est avant-dernier et Montpellier dernier. Je pense que beaucoup de monde a décrié la pelouse de Montpellier parce que c’était le match de Paris et qu’il faut toujours trouver une excuse quand Paris ne gagne pas. Pour avoir revu les matches suivants, le terrain est très bon. Il l’était le week-end dernier contre Rennes, on va donc affronter une belle équipe sur un bon terrain. »

Une ossature se dessine

Après deux premiers mois marqués par une réelle instabilité, Christophe Pelissier semble avoir trouvé une certaine forme d’équilibre et une réelle stabilité. « Je ne sais pas si on peut parler d’équipe-type. Par contre, j’ai le sentiment que tout le monde commence à être sur la même longueur d’onde à propos du projet de jeu que l’on souhaite mettre en place, se félicite-t-il. On dit souvent qu’une équipe-type se dégage d’elle-même par les performances. Or, les performances sont réalisées depuis quelques temps. Cependant, je ne suis pas trop d’accord avec cette histoire d’équipe-type car l’équipe qui a joué Troyes était diamétralement opposée à celle qui a gagné contre BordeauxJ’ai vu sur ces deux matches les mêmes attitudes, des joueurs ont aussi montré qu’ils pouvaient bousculer la hiérarchie. » En dépit de cela, certains joueurs semblent avoir déjà acquis le statut de cadres.

A l’image de Gurtner, Adenon, Gouano, Monconduit et Kakuta, une épine dorsale s’est progressivement constituée aux yeux de Christophe Pelissier : « On dit toujours qu’il y a une ossature de sept à huit joueurs dans une équipe. C’est donc plus facile quand une équipe-type se dégage rapidement mais on est lié aux performances, aux blessures et aux suspensions des joueurs. On ne peut pas faire une saison complète avec seulement onze, douze ou treize joueurs, il faut que tout le monde soit concerné. Même si le temps de jeu est limité, je reste persuadé que le rôle de chacun est primordialOn dit toujours que personne n’est indispensable dans la vie. Je n’aime pas employer ce mot « d’indispensable », cela veut dire que cela ne sert à rien de jouer le match le jour où ils ne sont pas là. Ce n’est pas dans ma philosophie. »

Romain PECHON

Crédits photo : Leandre Leber – GazetteSports.fr

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Publié par La Rédaction

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