Auteurs de trois succès en autant de rencontres depuis le début des play-offs, les Écureuils ont vu leur série être stoppée, ce samedi. Revanchards après leur défaite au match 1 de la demi-finale, les Corsaires de La Teste ont déroulé leur jeu pour égaliser dans la série et semer la graine du doute dans les têtes amiénoises.
C’est une défaite qui fait mal à voir les visages fermés au moment de regagner les vestiaires, hier soir. Les Écureuils pensaient peut-être avoir fait le plus dur en l’emportant sur le terrain des Corsaires de La Teste, il y a une semaine, après une incroyable remontée. Ils pouvaient même avoir plongé leurs adversaires un peu plus dans les abysses à l’issue de la première minute de jeu qui les avait vus marquer à deux reprises devant un public de la Veillère en ébullition. Pourtant, très vite, la machine s’est enrayée. Une première prison mal négociée et voilà les Girondins qui revenaient dans la partie : « En première, je pense qu’on loupe des grosses occasions, pas mal d’actions où normalement ça fait ficelle et qui peuvent nous remettre dans le match, regrette Renaud Crignier, entraîneur-joueur de l’équipe. Malgré tout, on ne perd que d’un but à la mi-temps. »
Surtout, lui et ses hommes reviennent à hauteur dès la première minute de la seconde période. Mais, ils ne le savaient pas encore, ils n’inscriront plus le moindre but jusqu’à la fin, au contraire des visiteurs qui vont en planter trois en deux minutes. De quoi casser le moral des Samariens qui, cette fois-ci, n’effectueront pas la remontée espérée, incapables de se créer des occasions en raison d’une solidité défensive remarquable des Corsaires qui avaient retenu la leçon du match 1. « On a plutôt déjoué que joué ce soir. […] Même si on a mené 2-0, on n’a pas su se libérer, on n’a pas su jouer comme d’habitude. Eux, ils ont super bien joué. Ils ont du patin, du physique et ils ont été beaucoup plus efficaces. Ce qui fait la différence, c’est qu’on fait un 0/3 en powerplay alors que là-bas, c’est ce qui nous permet de revenir et de gagner », souligne le numéro 12 des Écureuils. Une mauvaise statistique sur le plan offensif à laquelle s’ajoute celle du nombre d’infériorités concédées : cinq, soit dix minutes durant lesquelles ils ne pouvaient que défendre.
Un match 3 sous haute tension
Si le match 2 du quart de finale a pu être difficile à gérer mentalement en raison du blocage que l’équipe avait eu durant de nombreuses saisons, celui de cette demi-finale avait un enjeu bien plus factuel qui a pu en brider certains : « J’avais dit dans le vestiaire que c’était le match le plus dur de l’année. C’est le match où il faut conclure pour atteindre une finale et jouer une médaille. » La Teste n’avait plus rien à perdre et c’est peut-être aussi grâce à ce détachement et cet état d’esprit que la formation en bleu l’a emporté. Mais ce dimanche, les deux équipes auront tout autant à perdre qu’à gagner sur le papier. Sur le papier seulement car, pour Renaud Crignier, se retrouver dans cette position reste une aubaine : « Si en début d’année, on nous avait dit qu’on allait jouer la qualification en finale chez nous sur un troisième match, on aurait signé tout de suite. Il va falloir surtout passer à autre chose et arrêter de penser qu’on a loupé une chance puisqu’on a pris 7-1 en 49 minutes. » Tâche aux Amiénois de se servir de cette leçon pour, à l’issue du match 3 de ce dimanche, faire des larmes qui couleront le long de leurs joues la démonstration d’un immense bonheur.
Nationale 1, play-offs – demi-finale, match 3 :
Dimanche 26 avril à 12h, gymnase de la Veillère : Amiens – La Teste
Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

