Dans une rencontre aux antipodes du match 1 en termes de scénario, les Écureuils sont parvenus à s’imposer après une rencontre riche en buts (10-7). Un succès presque historique puisqu’il permet aux Amiénois de se qualifier pour les demi-finales pour la première fois depuis sept ans.
Après avoir trébuché de nombreuses années, les Écureuils n’étaient cette fois plus qu’à une marche des demi-finales de Nationale 1. Pour valider leur ticket, les Amiénois devaient l’emporter face à Toulouse, comme ils l’avaient fait lors du match 1, il y a une semaine. Devant des tribunes de la Veillère combles pour l’occasion, les locaux semblaient galvanisés et non tétanisés par l’enjeu. Après deux minutes d’observation, Offret mettait sur de bons rails les siens, bien servi par Fouré (1-0, 2’16). Peu après, Poussart sortait de sa défense et lançait à mi-distance pour marquer à l’aide du poteau (2-0, 4’23). Dans la foulée, c’était au tour de Clément Crignier de trouver la faille, cette fois d’un one-timer juste devant les cages (3-0, 4’54). Un début de match idyllique qui obligeait les visiteurs à poser un temps mort.

Lequel stoppait l’hémorragie au score mais pas la domination des Samariens jusqu’à une première puis une seconde faute sifflée à leur encontre. S’ils tenaient bon à trois contre quatre durant 1min15, ils cédaient en double infériorité (3-1, 9’35) puis sur l’infériorité simple qui suivait (3-2, 10’05), relançant complètement un adversaire jusque-là sous l’eau. Après dix minutes, le score était déjà le même que celui du match 1. Les débats s’étaient rééquilibrés, à l’image du poteau que touchait successivement Amiens puis Toulouse. À quelques secondes près, les deux formations allaient évoluer à trois contre trois pour deux minutes. Enfin pas tout à fait puisque les locaux partaient encore en prison pour une nouvelle infériorité qui se transformait en double infériorité l’espace de 15 secondes, suffisant pour voir les visiteurs égaliser (3-3, 16’51) et avoir encore 1min30 en quatre contre trois, laquelle fut finalement sans double peine.

Après quelques instants en nombre maximal de joueurs sur le terrain, les deux opposants se retrouvaient encore, presque dans le même temps, à trois contre trois. Cette fois, la situation profitait aux Écureuils qui reprenaient l’avantage grâce à un tir tout aussi précis de Vacossin, pourtant largement excentré (4-3, 21’05). Lors des quelques secondes en supériorité auxquelles ils avaient droit, ils faisaient de nouveau le break par l’intermédiaire de Defrance qui concluait une action rondement menée autour de la cage toulousaine (5-3, 21’46). De nouveau en confiance et surtout en supériorité après une méconduite adverse, les pensionnaires de la Veillère ne s’arrêtaient plus et Fouré allait de son but (6-3, 22’04). Offret parachevait ce premier acte spectaculaire par une nouvelle réalisation limpide finissant sa course dans la lucarne droite de Lequin (7-3, 23’27).
Un large avantage qui n’était pas de trop
Comme lors du premier acte, l’entame était tranquille des deux côtés. C’est finalement l’équipe en blanc qui frappait la première, Portier trompant Caron en angle fermé (7-4, 28’19). Les Écureuils tentaient de réagir mais leurs quelques offensives étaient stoppées par le gardien visiteur. Au contraire, les coéquipiers de ce dernier trouvaient à nouveau le chemin des filets pour revenir à deux buts (7-5, 31’32). Pas démobilisés, Amiens repartait de plus belle à l’attaque. Après un contrôle du roller digne des meilleurs footballeurs, Ansel décochait un missile en lucarne, redonnant un petit matelas à son équipe (8-5, 34’52). Un Amiénois filait en prison mais, sur ce coup, l’infériorité ne se traduisait pas en but des Toulousains. Malgré tout, ceux-ci accentuaient leur pression devant les cages de Caron, qui multipliait les interventions avant de s’incliner (8-, 40’56).

Moins précis dans leurs sorties de palets, les Samariens semblaient être rattrapés par les enjeux et cette qualification qui s’approchait de seconde en seconde. Un arrêt de jeu suite à une blessure visiteuse leur profitait puisque qu’un Sudiste était sanctionné pour deux minutes. Pourtant, la première opportunité était à mettre au crédit de Toulouse, qui profitait d’une perte de palet de Carpentier pour se projeter. Heureusement, Caron réalisait un arrêt primordial qui allait changer l’issue du match. Car, dans la foulée, Fouré servait sur plateau Clément Crignier qui redonnait trois buts d’avance aux Écureuils (9-6, 45’01). Dès lors, les pénalités tombaient d’un côté comme de l’autre, rendant cette fin de partie hâchée. L’un d’elles offrait un pénalty aux Toulousains, lequel était transformé par Champin-Flachaire (9-7, 46’57). Alors que les visiteurs jetaient leurs dernières forces dans la bataille, Defrance scorait en cage vide pour parachever le succès des siens (10-7, 49’58). Même en retombant dans certains de leurs travers, les Écureuils ont fait parler leur puissance offensive pour l’emporter et ainsi valider, enfin, une qualification en demi-finale de play-offs.
Nationale 1, play-offs, quart de finale – match 2 :
Amiens – Toulouse : 10-7 (7-3)
Buts pour Amiens : Yannick Offret (1-0, 2’16) assist de Sacha Fouré, Arthur Poussart (2-0, 4’23) assist de Renaud Crignier, Clément Crignier (3-0, 4’54) assist de Yannick Offret, Nicolas Vacossin (4-3, 21’05) assist de Clément Crignier, Roman Defrance (5-3, 21’46) assist de Renaud Crignier (SN), Sacha Fouré (6-3, 22’04) assist de Clément Crignier (SN), Yannick Offret (7-3, 23’27) assist de Sacha Fouré, Théo Ansel (8-5, 34’52) assist d’Audric Carpentier, Clément Crignier (9-6, 45’01) assist de Sacha Fouré (SN), Roman Defrance (10-7, 49’58)
Buts pour Toulouse : Charlie Godano (3-1, 9’35) assist de Bartoloméo Pontin (SN), Bartoloméo Pontin (3-2, 10’05) assist de Charlie Godano (SN), Bartoloméo Pontin (3-3, 16’51)(SN), Gaëtan Portier (7-4, 28’19) assist d’Alexandre Capet, Luka Huot-Marchand (7-5, 31’32) assist de Charlie Godano, Charlie Godano (8-6, 40’56) assist d’Eddy Matin-Whalen
Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

