Éliminés quatre fois consécutivement en quart de finale de play-offs, les Écureuils d’Amiens se verraient vaincre le signe indien. Et au vu de la dynamique d’équipe et de celle de leur adversaire toulousain, tout porte à croire que cette saison pourrait être la bonne.
Et si c’était la bonne pour les Écureuils ? Incapables de franchir les quarts de finale de play-offs depuis l’après-Covid et la saison 2021-2022, ils pourraient bien parvenir à rompre la malédiction cette année. Comme presque chaque année en tous cas, les Écureuils d’Amiens ont trusté la première place de la poule nord en phase régulière. Si tout n’a pas été parfait dans le jeu, notamment défensivement, l’allant offensif de la formation samarienne a largement fait la différence dans un groupe pourtant relevé aux côtés de Ris-Orangis, Rouen ou encore Garges. Le bilan est d’autant plus satisfaisant que toutes les conditions ne semblaient pas réunies pour réussir un tel exercice : « C’est encore une bonne saison au niveau du championnat puisqu’on avait encore perdu des joueurs à l’intersaison. Pas mal de monde doutait un peu de notre capacité à travailler à l’entraînement et à réitérer les performances de l’année dernière. Mais le mérite revient aux joueurs », souligne Renaud Crignier, entraîneur-joueur des Rouge et Blanc.
Toulouse, des standards moins élevés
Désormais, il est temps d’entamer cette deuxième partie de saison, la plus importante pour les Amiénois qui peinent à y briller depuis quatre saisons. Et malgré ces échecs répétés, Renaud Crignier ne sent pas une pression particulière à quelques heures de l’entrée en lice de ses joueurs et coéquipiers dans ces play-offs : « On s’est bien entraînés mercredi, l’équipe était assez calme. On n’a pas eu de tension à l’entraînement, je pense que ça peut arriver samedi. Après, le fait qu’on joue encore une nouvelle équipe qu’on ne connaît pas, qu’on ne joue pas notre bête noire Saint-Médard ou un gros calibre avec des gros noms sur la feuille de match, ça change aussi un petit peu par rapport aux autres années. » L’adversaire de cette année, Toulouse, 4e de la poule sud, qualifié in extremis au profit d’Aubagne. Sur le papier, les Picards partiront favoris « mais en réalité, absolument pas, complète leur numéro 12. On va jouer chez eux, ils vont être en feu. Ils savent, je pense, que ça fait quatre ans de suite qu’Amiens perd en quarts de finale. Ils vont peut-être jouer là-dessus aussi. »
J’espère qu’on ne va pas réitérer les mêmes erreurs que les autres années.
Renaud Crignier, entraîneur-joueur des Écureuils d’Amiens
Pourtant, les raisons d’y croire sont nombreuses du côté des Samariens. D’abord, les Toulousains n’ont pas été impériaux cette saison, y compris à domicile où ils comptent quatre succès pour trois défaites. Et ils restent sur trois revers consécutifs en conclusion de la phase régulière, ce qui fait qu’ils n’ont plus gagné depuis le mois de janvier. De leur côté, les pensionnaires de la Veillère ont acquis une certaine expérience et sont peut-être plus forts que les saisons précédentes. Avant le Covid, « on avait vraiment beaucoup plus de joueurs d’expérience, de haut niveau, capables de jouer des matchs comme ça », tempère Renaud Crignier, qui positive ensuite : « Je pense que les défaites en quarts de finale apportent aussi de l’expérience aux joueurs. On est encore un gros noyau de 6-7 joueurs à avoir joué et été éliminés en quarts de finale. J’espère qu’on ne va pas réitérer les mêmes erreurs que les autres années. »
Pour le moment, l’entraîneur-joueur des Écureuils se refuse à se donner un quelconque objectif, préférant y aller étape par étape : « Quand on est compétiteur, comme toute l’équipe et tous les joueurs, c’est d’aller le plus loin possible, forcément. Mais là, on ne pense vraiment qu’au match de samedi. Il n’y a même pas de projection sur le match retour ou sur un troisième match.« S’ils veulent se mettre enfin à rêver à mieux que des quarts de finale, à voir avec davantage de certitude l’avenir, les Amiénois devront réussir à vaincre leurs démons du passé. Cette nouvelle aventure en play-offs peut permettre de boucler la boucle : en 2018-2019, lors de la dernière saison complète avant l’arrivée du Covid, lequel a marqué un véritable tournant dans la dynamique picarde, Amiens avait battu le Toulouse Roller Hockey Club en quarts de finale de N1. C’était son dernier succès à ce stade de la compétition et, pour les Sudistes, la dernière fois qu’ils participaient à une phase finale jusqu’à aujourd’hui. Des retrouvailles symboliques qui pourraient bien, enfin, tourner dans le sens des Amiénois.
Nationale 1, play-offs, quart de finale, match 1 :
Samedi 4 avril à 20h, gymnase de la Ramée : Toulouse – Amiens
Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

