Face à Hersin-Coupigny, Amiens, en quête de maintien, a validé son objectif mais a tout de même subi un lourd revers face au relégué de Nationale 3.
Avec un effectif qui a beaucoup varié cette saison, entre absences et blessures, Ophélie Béron n’a finalement jamais pu espérer mieux qu’un maintien dans la division. À l’issue de cette 9ᵉ et avant-dernière journée qui se tenait ce dimanche 29 mars, où les siens ont été défaits par Hersin-Coupigny (1-7), une formation en quête de play-offs, la capitaine amiénoise restait satisfaite de la performance collective. Aller chercher la victoire face aux Pas-de-Calaisiens semblait compliqué, mais les Amiénois voulaient faire mieux qu’à l’aller, où ils s’étaient inclinés 1-7 aussi. « En voyant leur effectif ce matin, et le nôtre, on savait que ce serait très compliqué… Maintenant, on parvient tout de même à gagner un match et à ne pas faire pire que lors de la phase aller, avoue Ophélie Béron. Et malgré un score sévère, ses coéquipiers n’ont pas démérité sur le terrain : On a disputé pas mal de matchs en trois sets, c’est dommage que ça ne tourne pas en notre faveur. »
Des propos qui reflètent pleinement la saison de l’Amiens UC Badminton, souvent en dessous sur le papier, qui parvient à batailler sur le terrain mais peine à concrétiser. Ce dimanche, deux Amiénois ont aussi fait bonne impression dans la défaite, et malgré ce statut d’outsider. D’un côté, Thomas Binois, qui a su hausser son niveau de jeu en double hommes aux côtés de Léo Crépin, puis en simple hommes face à Guewen Villedieu, 91e français, contre qui il n’a pas démérité. De l’autre, Lucas Petit, initialement remplaçant dans l’effectif, qui vient de disputer sa cinquième rencontre de la saison, et qui, aux côtés d’Ophélie Béron, a livré une belle prestation en double mixte face à une paire mieux classée, ainsi qu’en simple homme face à Gabin Jumel qui affichait 3 classements de plus que l’Amiénois. Sur ce deuxième match, il reste satisfait de sa performance : « Quand je suis arrivé sur le terrain, je ne savais pas du tout comment ça allait se passer. Je me voyais prendre deux sets assez secs et au final, j’ai vu qu’il y avait potentiellement moyen. J’ai essayé de m’accrocher au maximum. Après, il y avait un petit peu moins de régularité de mon côté, un peu trop de fautes. » Quant à la performance collective, ce dernier, comme sa capitaine, estime que « l’équipe a fait le job !«

Alors, avec un maintien acquis à une journée du terme, celui qui est aussi entraîneur et agent de développement du club ne cachait pas que dans tous les cas, « c’était difficile d’aller chercher mieux cette saison avec l’effectif qu’on a. C’est déjà beau qu’on arrive à se maintenir« , tout en regrettant qu’il « est difficile d’avoir une équipe performante quand il n’y a personne à l’entraînement ». Des maux à corriger, en vue de la saison prochaine, où quoiqu’il advienne Ophélie Béron rendra sa casquette de capitaine, après une saison aux commandes de l’équipe.
Dorine Cocagne
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

