L’EAL Abbeville a confirmé son rebond en s’imposant contre Pays Haut Handball. Même si la prestation d’ensemble n’a pas pleinement convaincu Arnaud Parisy, elle a permis de débuter une série positive. De bon augure pour le club qui pourrait s’installer dans le top 5 d’ici la fin de la saison.
À en voir les larges sourires sur les visages des joueurs de l’EAL Abbeville, il n’était pas difficile de dire combien cette victoire contre Pays Haut Handball (41-39) leur faisait un bien fou. Et la communion avec leurs supporters, dont l’effectif de la réserve, qui avait été tenu en échec un peu plus tôt, et de l’équipe C, pendant de nombreuses minutes après la rencontre, le confirmait. Les Abbevillois venaient de mettre fin à quatre longs mois sans victoire à domicile, la dernière remontant au 22 novembre dernier contre Thionville (41-38). « On n’a pas eu un calendrier facile à domicile depuis novembre. Le début de la deuxième partie de saison a été très dur pour nous, reconnaissait le capitaine Thomas Zirn. On a enchaîné les défaites, ce n’est pas évident, mais on est une équipe qui arrive à gérer cela. Ça fait énormément de bien de gagner devant notre public qui a été incroyable tout le match. »

Ce samedi, tout n’a pas été parfait, mais l’important était aussi d’avoir confirmé, à domicile, le rebond débuté deux semaines plus tôt sur le terrain de Beauvais. « On s’était dit dans le vestiaire avant le coup d’envoi qu’on avait plus de victoires à l’extérieur qu’à la maison. Franchement, on ne pouvait pas perdre ce soir, ce n’était pas possible, enchaînait Arnaud Parisy, l’entraîneur d’Abbeville. Ça aurait remis un peu une pièce dans le jukebox par rapport au bas de tableau. Par rapport au public, au travail qu’on fait toute l’année, on se le devait. » Ses joueurs, sur le plan offensif, portés par leur capitaine Thomas Zirn, co-meilleur marqueur de son équipe avec Louis Piole avec 11 réalisations, ont fait le nécessaire pour aller chercher ce précieux succès. En partie, du moins pour leur coach qui en attendait un peu plus dans les moments clés. « On peut tuer le match deux ou trois fois, ou en tout cas, on peut se donner de l’air et on n’y arrive pas. Leurs gardiens font les arrêts à ce moment-là mais on a aussi des immanquables », regrettait-il.
Une prestation défensive « fébrile »

Toujours 7e de la poule, mais avec trois unités de plus, le club samarien n’est qu’à deux longueurs du top 5. Mais pour Parisy, son équipe est peut-être à sa place, préférant dire qu’il ne fallait pas se voir plus beau que son effectif le pensait. S’il a salué le travail de ses deux gardiens Nolann Duchesne, parfaitement suppléé par Clément Bigant en fin de rencontre et auteurs respectivement de 16 et 3 arrêts, l’entraîneur n’a pas été complètement satisfait de la prestation défensive de ses joueurs. « On n’a pas été bon dans le repli, c’est un peu embêtant, mais heureusement ce n’est pas quelque chose de récurrent. J’ai trouvé qu’il y avait un peu de fébrilité chez les joueurs. Mais c’est surtout qu’on n’a pas une assise défensive. Depuis le début de saison, on n’arrive pas à la trouver. Encore ce soir (samedi), face à un mal classé, on prend 39 buts. Ce n’est pas possible, souffle-t-il. Mais ce que j’ai dit aux joueurs à la fin, ce n’était pas beau, mais il faut savoir gagner ce genre de match. » Un deuxième succès de rang qui permet d’envisager une fin d’exercice plus sereine et d’être en phase avec les objectifs fixés en début de saison, à savoir être parmi les six premiers de Nationale 2.
César Willot, à Abbeville
Crédit photo : Léandre Leber – Gazettesports.fr

