Il y a en ce moment, avec l’équipe féminine, une sorte de rayon de soleil dans toute cette grande famille qu’est l’Amiens SC. La section féminine est un peu la cinquième roue du carrosse, mais les joueuses, dirigeants et membres du staff effectuent cette saison un parcours qui va rester dans les annales.
Ce dimanche, c’était un peu, toutes proportions gardées, une sorte de finale entre Valenciennes et l’ASC, les deux formations qui dominent de la tête et des épaules ce championnat. On s’attendait à un match indécis et il le fut jusqu’à la dernière seconde puisque VA a failli égaliser à 2-2 suite à un corner. Auparavant, les Amiénoises avaient su égaliser dans un premier temps juste avant le repos et inscrire un deuxième but après la pause justement. Un but qu’avait complètement oublié Gabrielle Maubert qui, en fin de match, a ressenti une violente crampe au point qu’elle était persuadée qu’au coup de sifflet final, un nul avait clos les débats.
Dimanche, sur un des terrains du complexe sportif de Famars, les joueuses ont fait preuve d’un remarquable esprit de solidarité, ne renonçant jamais et surtout motivées par leur entraineur Nicolas Cauvin. Celui-ci a noté que le jour où Assia Faridi ne marquait pas ; car elle est de plus en plus surveillée sur les terrains ; l’ASC l’emportait quand même puisque les deux buts ont été inscrits par Celia Gressier-Dubois et Loola Fermon. L’entraîneur amiénois analysait cette partie : « Nous avons pris un départ catastrophique et complètement déjoué sur ce que nous avions mis en place. Nous voulions aller chercher très haut nos adversaires afin de les mettre sous pression. C’était un peu une guerre tactique. Au bout du premier quart d’heure, nous avons réglé les petits problèmes qui nous avaient fait mal comme la gestion des couloirs. Nous avons remonté notre bloc et avons terminé très fort grâce à un coup franc de Celia. En deuxième mi-temps, notre idée était de remettre de la pression. Nous avons marqué très rapidement. Nous aurions dû en mettre un troisième et nous mettre à l’abri, mais nous avons fait le travail. »
Je ne parle pas du classement aux filles.
Nicolas Cauvin, entraîneur de l’ASC
Nicolas Cauvin restait lucide après cette victoire qui installe plus que jamais son équipe au commandement, il restait très mesuré et surtout ne cherchait pas à voir plus loin que le prochain match. Nicolas Cauvin conclut et surtout ne verse pas dans un optimisme béat : « Je ne parle pas du classement aux filles. Nous prenons match par match et cela nous réussit en ce moment. Pour le moment, il n’y a pas trop de casse car nous avons un effectif limité. À Valenciennes, il nous manquait seulement Léa Tellier. » Ce mois de mars réussi, l’ASC devra maintenant tenir la cadence pour rester en tête, et ce, enfin, de temps à autre à domicile.
Lionel Herbet
Crédit photo : Reynald Valleron – Gazettesports.fr (archive)

