EDITO : Paris-Nice, la course au soleil, vous rigolez ?!

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Alors que dans le même temps se déroulait une des dernières épreuves des Jeux paralympiques, la course cycliste Paris-Nice dont c’était l’avant dernière étape, a été caractérisée par l’arrivée de conditions atmosphériques déplorables, à savoir la neige qui est tombée ce samedi matin aux environs de Nice. Une neige qui a contraint les organisateurs à prendre une décision drastique : diminuer le kilométrage et faire en sorte que cette étape ne comporte que… 47 kilomètres. Sûrement une grande première dans l’histoire du cyclisme professionnel.

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Pourtant, ce sport a toujours été confronté au mauvais temps et notre mémoire se souvient par exemple que Bernard Hinault avait remporté Liège-Bastogne-Liège sous des bourrasques de pluie glacée et de neige et que plus loin dans le temps, Charly Gaul avait remporté une étape de montagne dans le Tour d’Italie au terme d’une échappée en solitaire, marquée par des conditions atmosphériques dantesques qui voyait de nombreux coureurs frigorifiés se réfugier dans des étables afin d’avoir un peu de chaleur auprès des animaux…

Ce samedi matin, on a vu la plupart des coureurs se diriger vers le podium pour la signature avec… un parapluie, du rarement vu dans ce sport. Même réduite à 47 km, l’étape demeurait dangereuse pour les coureurs dont la grosse majorité aurait voulu rester à l’hôtel pour ne pas prendre de risques inutiles.

On imagine dès lors qu’une chute pourrait avoir de graves conséquences pour la suite de la saison. Raison pour laquelle nous ne comprenons pas les déclarations de Laurent Jalabert qui, en direct sur France 3, a critiqué l’attitude des coureurs à qui il a même reproché le pacte de non-agression qui voulait que justement les coureurs ne se montrent pas trop combatifs. Le cyclisme a toujours été un sport de plein air et il doit tenir compte des conditions atmosphériques…

Paris-Nice a toujours été appelé la Course au Soleil. Ce n’est plus vrai et il faudra bien que les organisateurs, quels qu’ils soient, tiennent compte du changement du temps et que les saisons ne sont plus les mêmes que voici quelques dizaines d’années…

Lionel Herbet
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr (illustration)

Publié par Lionel Herbet

Journaliste historique du sport Picard et Amiénois. Lionel est la mémoire des plus grands exploits sportifs de la région.