Dans des conditions météorologiques extrêmement compliquées, les Licornes du Racing Club Amiénois ont réussi à rattraper leur retard de 23 points sur Gennevilliers pour se hisser en quarts de finale. De quoi satisfaire leur entraîneur Xavier Sueur, qui espère désormais que son équipe ralliera le dernier carré.
Vous avez réalisé le match parfait pour inverser la situation…
Oui, on a fait ce que l’on voulait faire. L’objectif était d’abord de gagner pour rester invaincu à domicile et construire sur la fin de saison. On savait qu’on avait beaucoup de blessés, ce qui diminuait l’équipe, mais sa plus grande force, c’est son mental et sa capacité à se remobiliser et à rester soudé. On a su faire un gros match et petit à petit on s’est mis à croire à la qualification. C’est un peu la cerise sur le gâteau.
Vous avez dominé outrageusement la partie mais êtes tombé sur une solide défense. Vous avez su faire preuve de patience pour trouver la solution et marquer. Cela montre-t-il les progrès de l’équipe ?
C’est une formation très solide, avec des gros gabarits devant et de la vitesse sur les ailes, qui nous a fait très mal au match aller (35-12). Les conditions météo nous ont bien aidés. On a su adapter le plan de jeu et réussir à faire en sorte, par notre défense agressive, de les priver de ballon sur le jeu au large. Si on a restreint un peu notre jeu à contrecœur, ça a été efficace.
Vous avez dominé les collisions et les impacts, était-ce la clé du match ?
C’est l’une des bases au rugby et ce n’est pas forcément dû à la technique de plaquages ou à la puissance, mais énormément d’envie. On a été poussé par un supplément d’âme et de l’appui de notre public, mais aussi des filles blessées qui sont venues nous soutenir. On a su faire un très gros match dans l’engagement et il faudra s’appuyer là-dessus à l’avenir.

Vous aviez fait un pari en mettant Dufays en 7, pourquoi ce choix ?
On a énormément d’absences et l’on a dû pallier les différentes absentes à ce poste. On voulait une fille capable de porter le ballon et de gagner les collisions devant, et Jeanne Dufays fait partie de ces filles capables de jouer à plusieurs postes en étant toujours aussi performantes. On a aussi depuis quelques matchs testé Clara en numéro 10, qui a un jeu différent. Elle a moins d’impact mais elle est plus dans le mouvement. Cette variation nous a une nouvelle fois fait du bien.
Quel va être l’objectif maintenant ?
Si on prend le match de la semaine dernière, on peut s’estimer heureux d’être qualifié, mais on ne l’a pas volé aujourd’hui (dimanche). On n’avait pas vraiment d’objectif sur cette saison, mais on est compétiteurs et on va essayer d’aller chercher le dernier carré.
Aurélien Finet
Crédit photo : Théo Begler – Gazettesports.fr

