FOOTBALL – National 3 : Antoine Buron tire la sonnette d’alarme mais ne baisse pas les bras

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Au lendemain de la déroute de l’équipe de L2 face à Dunkerque, on espérait que les joueurs d’Antoine Buron feraient mieux face à un adversaire direct pour la relégation : le Pays de Cassel. Finalement, il n’en fut rien puisque les Amiénois ont toujours couru après le score et que leurs deux buts ont surtout été inscrits suite à un petit relâchement de l’adversaire. 

Après ce revers qui place son équipe dans les trois derniers, Antoine Buron n’a pas mâché ses mots et, avec lucidité, il a dressé le constat suivant : non seulement la défaite est logique mais dans le groupe, tout le monde ne tire pas dans le même sens. C’est ce qui révolte le plus l’entraîneur amiénois, dont on rappelle une fois de plus que chaque semaine, il doit remanier son équipe. « Il n’y a pas de frustration à avoir, a-t-il commenté calmement. Tout le monde n’a pas mis les ingrédients nécessaires. À partir du moment où il n’y a pas de contenu, il ne peut y avoir de résultat. Ce n’est pas seulement la première mi-temps mais bien la totalité du match. Il ne faut pas se contenter d’un pseudo-réveil en deuxième mi-temps. On est loin du projet de l’équipe réserve du club. Beaucoup revendiquent des choses mais il faut aussi regarder la réalité en face.

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Aujourd’hui, la plupart n’ont pas le niveau. Vous avez vu aujourd’hui un joueur qui mérite quoi que ce soit ? J’ai vu des jeunes joueurs qui n’ont pas montré grand-chose sur l’aspect technique et qui ont été battus dans les duels. Avant de revendiquer quelque chose au plus haut niveau, il faut déjà s’imposer dans les divisions inférieures. Ce n’est pas de la colère que je ressens mais surtout de l’objectivité. Quand on a gagné tout n’est pas parfait et quand on perd, tout n’est pas négatif. Mais je n’ai pas vu une équipe qui se bat pour sa survie et qui est en difficulté. Je n’ai pas senti des mecs investis. Ils sont là pour jouer mais ils ne s’investissent pas totalement. Dans le foot, il faut s’engager et surtout avoir envie. Et ceux qui n’avaient pas envie, ils resteront chez eux la prochaine fois. Personnellement, je ne suis pas résigné. Il reste des matches et on va travailler pour préparer le prochain, avec nos moyens, samedi à Vimy. » Encore un match capital.

Lionel Herbet
Crédit photo : Alexis Cazeel – Gazettesports.fr

Publié par Lionel Herbet

Journaliste historique du sport Picard et Amiénois. Lionel est la mémoire des plus grands exploits sportifs de la région.