L’ancien coach de l’ESC Longueau, parti pour d’autres horizons à Vimy, a fait son retour dans la capitale picarde récemment, aux côtés des U17 de l’Amiens SC.
Après Reims la semaine dernière, Sébastien Léraillé se trouvait ce dimanche sur le banc des U17 de l’Amiens SC. C’était sa « première » à domicile et l’évènement n’est évidemment pas passé inaperçu. Ironie du sort, la dernière fois que Sébastien Léraillé avait exercé son poste d’entraineur, c’était voici environ trois mois sur le terrain qui jouxte celui du centre de formation. Il dirigeait pour la dernière fois l’équipe de Vimy qui s’était inclinée face à l’Amiens SC (b) d’Antoine Buron. Le lendemain, Sébastien Léraillé et le club de Vimy se mettaient d’accord et leur collaboration prenait dès lors fin : « Le président m’avait alors demandé d’arrêter suite à l’opposition de certains joueurs qui n’appréciaient pas mes choix. Il y a eu une sorte de fronde qui m’a été fatale ».
A la suite de ces événements, Sébastien Léraillé, qui est resté cinq saisons à Longueau, une à Ailly-sur-Somme et trois et demie à Vimy, prenait un peu de repos, le temps de faire le point. Ce dernier a alors pris contact avec Patrice Descamps, le directeur du centre de formation, et les deux hommes sont parvenus à trouver un accord : Sébastien Léraillé rejoindrait le groupe (avec une licence de dirigeant), mais, et il faut le préciser, à titre de bénévole.
Dimanche, Sébastien Leraillé était certes sur le banc aux côtés des remplaçants, mais il est resté à sa place, prenant des notes ; mais jamais il n’intervenait durant le match. Ce dernier est aussi venu à l’ASC pour se refaire une santé morale, se ressourcer comme on le dit généralement, aux côtés de personnes qu’il connait bien : « Aujourd’hui, je reprends du plaisir aux côtés des gamins du centre de formation de l’ASC. J’avais un projet qui me tenait à cœur et j’en ai alors parlé à Patrice Descamps. Je l’avais appelé afin qu’il me donne quelques conseils. Il m’a alors proposé de venir ici pour voir comment cela se passait sur la méthodologie du travail. Je suis ici sans contrat avec une licence de dirigeant. Toute la semaine, je suis sur le terrain et, lors du match, je suis sur le banc où je fais l’analyse de l’adversaire et ce par rapport à ce que demande le coach. J’ai été très bien accueilli. »
Une nouvelle expérience, avant de peut-être, trouver un nouveau challenge ?
Lionel Herbet
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

