Ce week-end, l’ESCLAMS (b) a livré une belle résistance face à l’une des meilleures équipes de la poule, mais Saint-Martin-Lez-Tatinghem a fini par s’imposer 85-72 grâce à sa maîtrise dans les moments clés.
La réserve de l’ESCLAMS cherchait avant tout à renouer avec ses principes de jeu, trop souvent absents ces dernières semaines, afin de livrer une prestation aboutie face à l’une des formations les plus solides de la poule. Dans un début de match assez équilibré, où les deux formations se montraient efficaces, le score était de 9-9 après moins de cinq minutes de jeu. Portée par l’adresse de son numéro 23, particulièrement en réussite, l’équipe nordiste parvenait progressivement à prendre l’ascendant au tableau d’affichage. À l’issue du premier quart-temps, les visiteurs comptaient déjà huit longueurs d’avance (18-26). Au fil du deuxième quart-temps, les joueurs de Longueau subissaient davantage la pression offensive de leurs adversaires et peinaient à freiner leurs attaques. Sans jamais renoncer, la formation dirigée par Antoine Sergent s’accrochait pour ne pas décrocher. À une minute du retour aux vestiaires, l’écart s’était tout de même creusé jusqu’à frôler les vingt unités en faveur de Saint-Martin-Lez-Tatinghem (34-53), plaçant les locaux face à l’obligation de réagir au retour de la pause.
En revenant des vestiaires, les Longacoissiens ont montré un autre visage : « Malgré la défaite, on fait un très gros match. Je pense même qu’on est sur notre match référence depuis le début de la saison, que ce soit en attaque ou en défense », soulignait Antoine Sergent à l’issue de la rencontre. Plus regroupés et solidaires, les locaux bloquaient les offensives adverses et commençaient doucement à réduire l’écart : « On a corrigé nos erreurs par rapport aux dernières semaines, où l’on manquait de rythme et de mouvement à certains moments. Ce soir, on a vu une équipe qui se partageait le ballon, qui jouait ensemble, et où tous les joueurs ont un rôle dans la construction des actions », poursuivait le coach de l’ESCLAMS (b). À une minute trente de la fin du troisième quart-temps, les Longacoissiens n’étaient plus distancés que de huit points et les joueurs affichaient enfin une vraie solidité : « J’ai trouvé mon équipe soudée, et de toute façon ça se voit puisqu’on a quand même fait douter une équipe censée nous être bien supérieure, dotée d’un meilleur budget », glissait Antoine Sergent, non sans humour, « ils sont venus en car », ajoutait-il en souriant. Vêtus de blanc comme c’est rarement le cas à domicile, les Longacoissiens attaquaient le dernier quart-temps avec l’envie de renverser la situation. Portés par leur public et dans une fin de match intense et pleine de rebondissements, ils parvenaient à réduire l’écart à seulement quatre points (64-68), laissant entrevoir un possible exploit. « On avait ce qu’il fallait pour passer devant à un moment, mais on n’a pas réussi à inverser la tendance. Ce match s’est joué sur des détails, et on va apprendre de nos erreurs », commentait l’entraîneur. Au cours des derniers instants de la rencontre, Saint-Martin-Lez-Tatinghem a montré toute sa maîtrise et son efficacité, en enchaînant trois paniers décisifs qui anéantissaient définitivement les espoirs des locaux. Au coup de sifflet final, les visiteurs l’emportaient finalement 85 à 72.
Malgré la défaite, l’ESCLAMS (b) peut tirer de nombreux enseignements de cette prestation encourageante face à l’un des cadors de la poule : « Il faut le rappeler, même s’il ne faut pas se cacher derrière ça, le groupe est jeune. Les garçons sont aussi là pour apprendre et engranger de l’expérience dans le monde adulte, et ça passe par des matchs comme celui-ci », rappelait Antoine Sergent, avant de conclure avec optimisme : « Honnêtement, je suis satisfait aujourd’hui de ce que les gars ont produit. J’ai confiance en mon équipe pour les matchs qui vont arriver. Si on joue de la même manière que ce soir face à des équipes de la poule moins performantes, normalement ça va bien se passer et notre objectif de maintien sera validé. Maintenant, l’enjeu va être de savoir si l’on va réussir à réaliser ce type de performances régulièrement… En tout cas, on travaille pour. »
Nathan Mence
Crédit photo : Reynald Valleron – Gazettesports.fr

