Dans un match capital pour le maintien, l’Amiens SC et Laval se quittent dos à dos sur un score nul et vierge qui n’arrange personne.
Dans ce match de la peur, finalement il n’y a pas eu de vainqueur. Est-ce un bon résultat pour les deux équipes, surtout pour Amiens ? Assurément non, même si devant Clermont-Ferrand a été battu, tout comme du reste la lanterne rouge Bastia. Cette rencontre a été relativement pauvre sur le plan technique. Leurs sourires étaient bien sûr de circonstance lorsque les Amiénois puis ensuite les Mayennais ont foulé la pelouse de la Licorne, une bonne heure avant le coup d’envoi.
Avant ce match de la peur, tous les acteurs, qu’ils soient amiénois ou lavallois, tentaient de cacher leur inquiétude. Il faut en effet remonter loin dans le temps pour trouver trace d’un match aussi lourd de conséquences, même si, comme l’a indiqué Omar Daf en conférence de presse, il restera encore de nombreux matches à disputer. À Amiens, rien de nouveau et il faudra donc attendre le déplacement à Grenoble la semaine prochaine pour connaitre le nom des recrues. Quant à Laval, qui a perdu Pellenard parti en Chine, la dernière arrivée Mbayo était bien présente aux côtés du vétéran Thokounté (37 ans).
À Amiens, Omar Daf, dont c’était le 100e match en tant que coach de l’ASC, alignait quasiment la meilleure équipe actuelle, tandis que sur le banc avaient pris place Chabane, Nduquidi, Rafii, Kandil et Lutin. Soit un banc de qualité.
Les Amiénois se montraient plus entreprenants dans les premières minutes tandis que les Lavallois se montraient prudents, ne cherchant pas à se découvrir. Pourtant lorsqu’ils attaquaient, les Mayennais mettaient en difficulté les défenseurs de l’ASC. Visiblement, les deux équipes manquaient de sérénité. Toutefois au fil des minutes, Laval se montrait plus dangereux. Néanmoins, c’était Leautey qui se montrait le premier dangereux car sa frappe était détournée en corner par Samassa (16e). La réponse ne tardait pas avec cette tête au-dessus de Tchokounté consécutive à un centre venu de la droite.
Peu à peu, l’ASC lâchait du lest et reculait tel Averlant se retrouvant défenseur latéral. Bernardoni était plus sollicité et le danger venait surtout du côté droit avec Sanna. Le gardien de l’ASC était encore le sauveur lorsqu’il repoussait un tir cadré (30e). Parfois, Averlant partait de loin et il impressionnait par sa vitesse. Dommage que ses actions ne débouchent sur quasiment rien. Cette première période se terminait sur un score nul qui reflétait la physionomie d’une rencontre marquée surtout par la fébrilité des joueurs. Ainsi il arrivait que les joueurs amiénois ne se comprennent pas sur le terrain ce qui amenait quelques sifflets dans le stade.
Dès la reprise, Leautey tentait sa chance et le ballon frôlait la cage de Samassa. Les Amiénois prenaient alors le dessus et un coup franc d’Averlant était stoppé par Samassa. La domination était même très forte et les corners se succédaient. Mais le jeu pratiqué manquait de fluidité et on se rendait compte que ce match pouvait basculer d’un moment à l’autre ou suite à une erreur de défense. Laval réagissait et tentait sa chance en se montrant plus offensif. Omar Daf attendait la 70e minute pour appeler Rafii et Kandil. Ces deux entrées donnaient un coup de fouet aux Amiénois qui retrouvaient leur allant et qui ont cru avoir marqué, mais apparemment le ballon n’avait pas franchi la ligne. À Laval, l’objectif était de tenir, à l’image de Samassa stoppant un tir de Kandil (86e). Dans les dernières minutes, Monconduit et Leautey laissaient leur place et finalement l’arbitre renvoyait aux vestiaires les deux équipes sur ce score vierge qui, répétons-le, n’arrange personne.
Ligue 2, 20e journée
Amiens SC – Laval : 0-0
Lionel Herbet
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

