Pour son entrée en lice dans la compétition, à l’occasion de ces 8es de finale, l’entente Amiens-Lille a disposé sans trembler de Reims (0-5) pour se hisser, pour la troisième année consécutive, en quart de finale. Un premier succès cette saison qui est le bienvenu.
Pour certaines équipes, la Coupe de France est un fardeau, une compétition qu’elles qualifient de « bonus » pour ne pas paraître désintéressées mais qui n’est en réalité que l’ajout superflu de rencontres au milieu des matchs à enjeux du championnat. Pour d’autres, cette compétition est une réelle bouffée d’oxygène lorsque tout ne se passe pas comme prévu en championnat. C’est le cas de l’entente Amiens-Lille qui a pu signer son premier succès de la saison, elle qui n’a essuyé que des revers en Nationale 1 depuis la reprise. Un succès acquis sur le terrain de Reims, pensionnaire de Nationale 2, qui donne du baume au cœur à Claudia Tison et ses coéquipières : « On la tient cette victoire, et avec la manière ! » Laquelle ouvre les portes, pour la troisième saison consécutive, aux quarts de finale de la Coupe de France avant peut-être de rêver plus grand : « On va voir si on a une carte à jouer selon le tirage. Si on en a une, on la jouera à fond », affirme l’assistante-coach et joueuse de l’équipe, qui fait référence aux trois formations de division inférieure encore en lice.
Cette victoire contre Reims ne s’est pas rapidement construite, au contraire de celle des Green Falcons, l’autre formation de la métropole amiénoise encore en course en Coupe de France masculine. En effet, les joueuses des Hauts-de-France ne menaient que 1-0 à la pause grâce à un but de Clincke mais Claudia Tison assure que la domination était outrageuse avec près de 20 tirs tentés contre un seulement pour les adversaires. Cette domination allait finalement se concrétiser au score en seconde période avec quatre buts supplémentaires inscrits par Damelincourt, Serer, Mazurier et notre interlocutrice. Une victoire 5-0 qui ne laisse planer aucun doute et qui redonne confiance à tout un collectif : « Ça fait plaisir parce qu’on avait besoin de ce match-là pour comprendre certaines choses, pour se rendre compte du travail, de l’évolution qui a été faite. Un cap a été passé en montant en N1. »
Amiens-Lille vaut bien plus que la N2
Au-dessus des Rémoises à la fois physiquement, tactiquement et techniquement, l’entente a enfin vu les progrès réalisés depuis plusieurs mois se matérialiser, lesquels avaient du mal à être perçus en Nationale 1 du fait du niveau extrêmement élevé des meilleures formations tricolores. « Il y a un gros trou entre le bas de tableau N1 (où se situent Amiens-Lille, ndlr) et le haut de tableau N2 (où se situe Reims, ndlr) », avoue Claudia Tison. « Reims, c’était une équipe contre qui on a toujours bataillé. On gagnait mais c’était un ou deux buts d’écart. Là, on voit l’apprentissage qui a été fait. » L’équipe des Hauts-de-France se situe donc dans un étrange entre-deux. Trop forte pour la N2, un peu juste pour la N1. Mais peut-être que ce « match référence », même acquis dans la souvent délaissée Coupe de France, même face à une équipe inférieure, pourrait enfin lancer la saison d’Amiens-Lille qui espère toujours se faire une vraie place au plus haut niveau national.
Coupe de France, 8es de finale :
Reims – Amiens : 0-5 (0-1)
Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr (archive)

