L’Amiens Sports Club n’a pas réussi son défi de remporter ses trois matchs, ce week-end, dans le gymnase du Coliseum. Une petite déception pour l’entraîneur de l’équipe, qui nuance néanmoins le bilan au vu des objectifs initiaux affichés et de son effectif largement remanié.
Il n’a pas manqué grand-chose à l’Amiens Sports Club pour se qualifier en demi-finale de play-offs, simplement une victoire. Ce week-end, dans un gymnase du Coliseum largement acquis à leur cause, les coéquipiers de Laurent Faille ne sont pas passés loin de remporter leurs trois rencontres, performance qu’ils devaient réaliser pour terminer dans le top 4. Vainqueurs de leur premier match contre Grasse (4-7) et victorieux lors de leur dernière sortie face à Orléans (3-8), il n’a finalement manqué qu’un succès, samedi soir, contre les Nordistes de Ronchin, adversaire direct aux play-offs : « Je pense qu’on avait la place pour gagner ce match », regrette Matthieu Catonnet, entraîneur de l’équipe, qui retrace le scénario de la rencontre. « La problématique, c’est qu’on a été mené tout le long et on a été frustré par la suite. On a manqué pas mal d’occasions devant le but, notamment sur petit corner. Si on n’est pas au minimum à 50 % de concrétisation, ça ne peut pas aller. Et eux, ils ont été très efficaces. C’est une équipe qui est en place même si c’est un collectif assez hétérogène. »

Une courte défaite 3-2 qui empêche les Amiénois de se hisser à la quatrième place, qui a finalement été attribuée aux Ronchinois, victorieux de Cambrai lors de leur dernier match. S’ils s’étaient imposés, les Picards auraient achevé la saison en salle avec six victoires et 18 points, ce qui aurait été suffisant pour accéder aux play-offs. Au lieu de ça, ils échouent à une frustrante 5e place. « Malheureusement, ce ne sera pas pour cette année, confie, avec une pointe d’amertume. Matthieu Catonnet, qui relativise cependant ce classement final étant donné les ambitions au début du mois de décembre : L’objectif du début de saison, c’était de faire mieux que l’an dernier où on avait fini 6e. Près de 50 % des joueurs ont changé par rapport à l’an dernier. Dans ce type de sport, où c’est beaucoup d’automatismes, on peut essayer de remettre quelque chose en place mais ça ne peut pas prendre sur une saison.«

Mais le technicien de l’ASC en a conscience, ce nest peut-être pas ce match précis qui a mis les Samariens dans une mauvaise posture mais bien le week-end précédent qui avait été manqué avec trois revers en autant de rencontres : « Si on veut prétendre à finir dans le top 4, on doit au minimum gagner un match sur un week-end pour mettre derrière des prétendants à ce fameux top 4. On n’a pas été en capacité la semaine dernière de le faire. On a fait plutôt un bon premier match contre le leader mais, le lendemain, on fait deux très mauvais enchaînements. » Mais il ne doute pas que son équipe sera meilleure l’année prochaine, elle dont le collectif est relativement jeune et inexpérimenté : « C’est de l’expérience pour les années à venir. Dans la tête, c’est encore un peu léger. Quand on est mené, il y a beaucoup de frustration. Cette énergie perdue sur la frustration n’est pas là pour servir le collectif. C’est là où on pêche encore un peu. » Amiens se tourne désormais de nouveau vers le rectangle vert puisque la saison de hockey sur gazon reprendra début mars, avec pour ambition première de se maintenir en N1.
Simon Vasseur
Crédit photo : Alexis Cazeel – Gazettesports.fr

