Deux semaines après le décès de l’ancien entraineur de Montpellier mais aussi de Marseille, Jean-Louis Gasset, celui d’un autre technicien, Rolland Courbis, qui avait également 72 ans, a été annoncé ce lundi matin.
Avec le décès de Rolland Courbis, disparait un entraineur qui n’avait pas d’équivalent dans le paysage du football français. Il était ce qu’on appelle généralement un entraineur à l’ancienne et à vrai dire, il n’avait pas besoin des diplômes requis pour exercer son métier et diriger un groupe d’hommes vers un objectif commun. Rolland Courbis, que nous avons vu à plusieurs reprises à la Licorne, était un technicien hors norme et qui n’avait pas son équivalent pour galvaniser ses troupes.
L’ancien entraineur de l’Amiens SC René Marsiglia, disparu il y a quelques années, nous avait raconté cette histoire vraiment croustillante. À savoir qu’à Toulon le club dans lequel il a débuté sa carrière d’entraineur (il a œuvré dans 18 clubs dont quatre à l’étranger). Lors des stages de début de saison, Courbis était capable d’emmener tous ses joueurs dans une boîte de nuit et ce, afin de passer un moment agréable mais surtout de renforcer la solidarité dans le groupe. C’était lui qui réglait l’addition. Imaginez pareille expérience aujourd’hui. Ce serait inimaginable.
Un jour, lors d’un match amical qui opposait Toulon au SC Abbeville sur le terrain de… Quend Plage, à la fin des années 80, Rolland Courbis nous avait répondu et 40 ans après, nous nous souvenons de l’attachement que cet homme avait envers mais oui le général de Gaulle. Il alternait les fonctions d’entraîneur et de consultant à la radio sur RMC mais aussi à la télé sur la chaîne L’Équipe. Si bien qu’un jour à la Licorne, lors d’un match SC-Montpellier, il était venu se présenter devant la presse, longtemps après la fin du match, pour la raison toute simple : avant la presse, il avait donné son commentaire à la radio. C’était Rolland Courbis, le seul qui osait pratiquer de cette façon et qui était inimitable.
Un autre entraîneur nous a aussi quittés ces derniers jours : Thierry Steimetz. Au début des années 2000, ce pur Lorrain avait évolué au club de Roye, qui était alors en National et avait comme entraineur Hugues Jullien. Steimetz avait été plus tard amputé d’une jambe et la passion du football était plus forte que la maladie. Il n’avait que 43 ans.
Lionel Herbet
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

