Chaque saison, Green Falcons et Écureuils lancent des jeunes joueurs dans le grand bain. Une politique de confiance accordée qui semble déjà porter ses fruits et qui permet aux deux clubs de voir l’avenir avec optimisme et ambition. Portrait de cinq d’entre eux.
Tous âgés de 17 ou 18 ans, ces cinq joueurs issus de l’un des deux gros clubs de la métropole amiénoise, les Green Falcons et les Écureuils d’Amiens, ont su, ces derniers mois, faire leur trou en équipe première, soit en Élite soit en Nationale 1, la deuxième division nationale. Et à chacun son parcours, ses qualités, ses défauts et ses ambitions…
Pierre Chevalier (18 ans), dix ans de pratique – Écureuils d’Amiens :
Pourquoi a-t-il commencé le roller-hockey : « Mon père en faisait quand il était jeune à Camon. Je crois même qu’il a créé le club avec ses cousins. J’ai toujours eu des crosses à la maison et du coup, ça m’a mis dedans, j’ai testé et j’ai adoré. »
Ce que lui apportent les joueurs plus âgés : « Toute leur expérience, toutes les petites tactiques qu’on ne peut pas avoir en N3, tout ce que le haut niveau peut nous donner. Ils ont plein de conseils pour nous à chaque fois. C’est cool pour essayer de progresser. »
Ce qu’il apporte avec sa jeunesse : « Nous, souvent, on patine plus, peut-être pas plus vite, mais peut-être plus. On est plus endurant. »
Sa plus grande qualité sur le terrain : « C’est la défense pure et dure, tout ce qui concerne, par exemple, les infériorités. »
Son plus grand défaut à corriger : « Quand je me fais presser, il faut que je redonne plus vite et mieux le palet. »
Ce que représente le fait de jouer en N1 si jeune : « Honnêtement, j’ai toujours voulu jouer en N1, parce que c’est le haut niveau, et on a toujours envie de jouer toujours plus haut. Il faut jouer plus vite, tout analyser avant, tout prévoir. Ça fait déjà plusieurs années que j’ai le droit de faire les entraînements avec le groupe N1. Quand Renaud (Crignier, joueur et entraîneur de l’équipe première) m’a appelé, c’était une fierté. On essaie de faire du mieux possible pour l’équipe. »
Ses ambitions : « Cette saison, personnellement, en jeunesse, ça serait d’aller en finale. En N3, faire monter la N3 en N2. Et en N1, jouer plus de minutes. Plus tard, soit monter en Élite, soit aller jouer en Élite. Jouer le plus haut possible, tout simplement. »
Ses statistiques de la saison : 5 matchs / 0 but / 0 assistance

Thomas Cognard (18 ans), sept ans de pratique – Green Falcons de Pont-de-Metz :
Pourquoi a-t-il commencé le roller-hockey : « Je faisais du hockey sur gazon dans mon village, près de Rouen. Et je voulais faire du hockey sur glace à Rouen mais c’était trop tard, j’étais trop « vieux ». J’ai trouvé par hasard sur Facebook un club de roller-hockey. J’ai commencé à Mont-Saint-Aignan, une petite ville de la métropole de Rouen, et j’ai pris ma licence à Pont-de-Metz il y a deux ans. »
Ce que lui apportent les joueurs plus âgés : « L’expérience qu’il nous manque, à nous les jeunes. Ils nous apportent un peu de sang-froid sur le banc et surtout, plein de conseils dans le jeu. »
Ce qu’il apporte avec sa jeunesse : « Un peu de physique, de la rapidité dans le jeu. »
Sa plus grande qualité sur le terrain : « Je pense que c’est la rapidité, la vitesse, l’endurance. »
Son plus grand défaut à corriger : « Un petit peu tout, je pense. Là tout de suite, je pense que ce serait plus prendre mon temps et pas se précipiter. »
Ce que représente le fait de jouer en Élite si jeune : « Je ne m’attendais pas du tout à ça. Ce n’était pas forcément mon objectif premier quand j’ai commencé le roller-hockey. Mais une fois que tu fais le sport et que tu es dedans, tu as forcément envie de jouer au meilleur niveau et d’être le meilleur. Jouer à un niveau comme celui-là, c’est quand même exceptionnel. »
Ses ambitions : « Déjà, permettre à Pont-de-Metz de rester en Élite le plus longtemps possible, ce serait vraiment incroyable. Mon objectif personnel, pourquoi pas faire des stages en équipe de France senior, ça peut être vraiment stylé. »
Ses statistiques de la saison : 8 matchs / 4 buts / 1 assistance

Soren Oudar (17 ans), dix ans de pratique – Green Falcons de Pont-de-Metz :
Pourquoi a-t-il commencé le roller-hockey : « J’allais voir des matchs de hockey sur glace avec mes parents quand j’étais petit. Et ça m’a beaucoup plu, mais ils trouvaient que c’était un peu violent, il fallait trouver une alternative. J’avais un ami, Maé Depierre, qui faisait du roller-hockey et qui m’a fait découvrir. J’ai été faire des entraînements, j’ai aimé, donc j’ai continué. »
Ce que lui apportent les joueurs plus âgés : « Ils m’apportent beaucoup dans tout, dans la technique, dans la vision de jeu, pour être serein sur le terrain, pas trop stressé. Il m’apporte aussi, en dehors du roller, dans la vie de tous les jours. »
Ce qu’il apporte avec sa jeunesse : « Un peu de naïveté et d’insouciance. Je tente peut-être des choses qu’eux ne feraient pas, parce qu’ils réfléchissent mieux. J’apporte de la vitesse, parce que je suis jeune, donc je patine forcément plus. »
Sa plus grande qualité sur le terrain : « Je pense que c’est ma défense. Je trouve que j’ai des bonnes techniques de défense, une bonne vision de jeu aussi. »
Son plus grand défaut à corriger : Mon point faible, je pense que c’est le côté plus offensif, parce que j’accompagne beaucoup pour les relances mais dès qu’il faut scorer, j’ai plus de mal. Par exemple, Thomas (Cognard) a plus de facilité pour marquer que moi. Je pense que c’est ce qu’il faut que je bosse un peu plus. »
Ce que représente le fait de jouer en Élite si jeune : « C’est beau, c’est magique. Parce que c’est le haut niveau, surtout que l’année dernière, je jouais en N3, donc ça fait une grosse marche. Au début, je n’étais pas forcément à l’aise, je ne me sentais pas forcément à ma place. Mais au fur et à mesure des matchs, l’équipe m’a bien mis en confiance. Et maintenant, j’arrive à jouer sans pression, à jouer mon jeu, et à proposer le meilleur de moi-même. »
Ses ambitions : « En octobre 2026, il y a les championnats du monde junior. Être repris en équipe de France cette année, ce serait bien. Sinon, rester en Élite, voire jouer les play-offs. Et au fur et à mesure des années, pourquoi pas se développer et aller chercher un titre. »
Ses statistiques de la saison : 6 matchs / 1 but / 0 assistance

Maé Depierre (18 ans), onze ans de pratique – Green Falcons de Pont-de-Metz :
Pourquoi a-t-il commencé le roller-hockey : « À la base, je voulais faire du hockey sur glace mais ça coûtait cher. J’ai essayé le roller-hockey, ça m’a plu et j’y suis resté. »
Ce que lui apportent les joueurs plus âgés : « De l’expérience, et ils donnent des conseils dans le jeu ou te corrigent quand tu fais des erreurs. »
Ce qu’il apporte avec sa jeunesse : « De la fougue. On est un peu foufous, du coup, ça ajoute peut-être un peu d’énergie sur le terrain. »
Sa plus grande qualité sur le terrain : « La défense. Je sais défendre en équipe et bien respecter le système de jeu. »
Son plus grand défaut à corriger : « Ma finition devant la cage, être meilleur devant le but, plus décisif. »
Ce que représente le fait de jouer en Élite si jeune : « Ça ne me fait pas vraiment un choc. C’est sûr que c’est bien de jouer au plus haut niveau mais, même si je ne suis pas le joueur le plus détendu, ça ne me fait pas grand-chose. »
Ses ambitions : « Être reconnu dans mon sport. Pour le reste, je ne me suis jamais projeté plus loin. C’est un peu au jour le jour. »
Ses statistiques de la saison : 6 matchs / 0 but / 1 assistance

Hugo Waquet (18 ans), onze ans de pratique – Écureuils d’Amiens :
Pourquoi a-t-il commencé le roller-hockey : « Au départ, tous les dimanches, il y avait des séances de patinage à glace et il y avait une personne des Gothiques qui m’avait repéré, parce que je patinais bien. Il souhaitait que je m’inscrive aux Gothiques. On s’est renseigné avec mes parents, qui n’ont finalement pas pu m’inscrire, parce que le hockey sur glace, ça coûtait cher. Ils ont cherché une alternative, et ils ont trouvé le roller-hockey. »
Ce que lui apportent les joueurs plus âgés : « Ils nous apportent beaucoup de vision de jeu parce que c’est à partir de la catégorie au-dessus, des seniors, qui fait que ce n’est plus tout ce qui va être dribble, le tête sur le palet, qui va marcher. Il va faut vraiment créer une bonne équipe, jouer avec tout le monde en passes. »
Ce qu’il apporte avec sa jeunesse : « Je pense qu’on apporte surtout beaucoup de patins. On a quand même de meilleures conditions physiques que les plus anciens, je pense. C’est surtout le patinage, l’endurance et la niaque. »
Sa plus grande qualité sur le terrain : « Je dirais le patinage, l’explosivité, la vitesse. »
Son plus grand défaut à corriger : « Lever la tête, parce que j’ai souvent la tête sur le palet, mais il faut que je m’entraîne à toujours avoir la tête levée et chercher mes coéquipiers. »
Ce que représente le fait de jouer en N1 si jeune : « Au départ, ce n’était pas un sport que j’envisageais de continuer toute ma vie. Aujourd’hui, on va dire que c’est un petit peu ma vie, le hockey, parce que je passe tout mon temps là-bas. Mes copains sont là-bas, je les connais depuis tout petit, c’est comme une famille. »
Ses ambitions : « L’équipe de France. J’aimerais bien qu’on puisse faire monter Amiens en Élite, mais ça ne dépendra pas que de moi. »
Ses statistiques de la saison : 5 matchs / 1 but / 2 assistances

Propos recueillis par Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

