Indispensables au bon déroulement des épreuves automobiles, les commissaires de course restent pourtant méconnus. À Picquigny, une dizaine de passionnés ont suivi une formation pour découvrir cette fonction clé, accessible dès 16 ans.
À l’instar des arbitres dans les sports collectifs mais aussi dans le cyclisme, il existe des commissaires qui sont chargés de surveiller le bon déroulement des épreuves comme par exemple le Rallye de Picardie qui s’est déroulé cette année du côté d’Airaines. Alors comment devient-on commissaire de courses dans le sport automobile ? C’est ce que nous sommes allés voir un samedi matin, à Picquigny où le président de l’ASA Picardie Jean-Pierre Lenglet avait devant lui, une dizaine de candidats qui étaient venus surtout des environs.
« Nous sommes donc réunis pour ce stage de formation de commissaires de courses automobiles. Nous apportons les bases initiales aux candidats afin qu’ils puissent se préparer au terrain. Cette formation se termine par l’examen proprement dit et il valide l’accès à la licence. Ensuite, viendra le perfectionnement qui se fera directement sur le terrain. Le futur commissaire peut aussi faire sa formation chez lui. Les candidats ne sont pas forcément d’anciens coureurs car ils viennent surtout par passion. Dès lors qu’il a 16 ans, le candidat peut postuler et il ne lui est pas demandé de posséder le permis de conduire.«
Ce samedi, les candidats ont appris ce qu’est vraiment la fonction de commissaire, quelle sera leur tenue obligatoire notamment la combinaison fluorescente, les chaussures montantes, la casquette qui protège du soleil et le drapeau de couleur différente. Jean-Pierre Lenglet précise que cette licence n’est valable qu’au plan régional et il rêve qu’un jour, elle devienne internationale. En attendant, les candidats qui ont participé à la séance de formation recevront leur licence qui aura été validée par la Fédération et dès lors ils pourront exercer leur activité.
Dans la région des Hauts-de-France, environ 200 commissaires sont en activité et Jean-Pierre Lenglet ajoute que l’ASA Picardie paie la licence de tous ses adhérents. Maintenant on sait qu’en général, les arbitres sont rémunérés. Ce n’est pas le cas des commissaires de courses autos. Jean-Pierre Lenglet poursuit : « En général les commissaires rayonnent dans les environs de leur domicile et ils sont dès lors pris en charge par les organisateurs que ce soit au niveau de l’hébergement car certains arrivent la veille de l’épreuve que de la restauration. » Ce genre de formation de commissaires de courses automobiles sera bien sûr renouvelée à Picquigny ou ailleurs. Car les commissaires ne sont pas encore très nombreux et, par exemple, sait-on qu’au Rallye de Picardie, il faut environ la présence de 70 commissaires pour un coût de 5 000 euros ?
Lionel Herbet
Crédit photo : Léandre Leber – Gazettesports.fr (archives)

