FOOTBALL : Le CAFC Péronne mise sur la jeunesse !

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Avec plus de 350 joueurs dans ses rangs, le CAFC Péronne fait la part belle à la jeunesse. Un axe important au sein d’un club familial, qui ne souhaite négliger aucun aspect de la vie associative, de la formation des jeunes à la performance en passant bien évidemment par la convivialité.

Le CAFC Péronne a vu le jour en 1991, de l’union de deux clubs locaux, le CA Péronne et le FC Péronne. Une entente qui perdure, et qui fait du bien à voir quand on sait que les clubs de football se démultiplient alors que les équipements sont saturés. À ses plus belles heures, il a évolué en CFA 2 (équivalent National 3), avant de redescendre aujourd’hui en District 1. Trop souvent, on mesure et considère un club à ses performances sportives, et pas assez souvent à la qualité de ses projets et son impact sur le territoire. Pourtant, le club samarien continue de rayonner dans le paysage du football départemental, en se démarquant notamment par le biais de la professionnalisation aussi bien dans l’encadrement que dans la communication.

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Valentin Telle, étudiant et volontaire en service civique, est, on peut le dire, un enfant du club. Lui qui a fait ses classes au CAFC Péronne, avant d’être éloigné des terrains, est revenu aux sources et s’adonne aujourd’hui à la mise en place d’une communication structurée pour valoriser les équipes et projets du club. Il intervient également auprès des U8 dans ce « club de 350 licenciés, avec des éducateurs presque tous diplômés ». De l’école de foot aux séniors, en passant par la formation, l’association « accompagne les licenciés, avec des éducateurs qui suivent leur catégorie, pour certains, depuis dix ans », nous avoue-t-il. Et justement, le président Thierry Gontier élu en 2021, a réussi à « faire revivre le club dans son entièreté et pas uniquement l’équipe première« , selon Valentin Manteau, responsable de l’école de football. Un changement, et une nouvelle impulsion, qui commence à porter ses fruits dans la structuration du club.

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Equipe U6 du CAFC Péronne

La jeunesse nourrit les espoirs de demain

L’évolution reste positive pour le CAFC Péronne qui ces dernières années a vu ses effectifs croître. L’augmentation des ressources associées a dans le même temps permis d’améliorer l’encadrement, et de mettre l’accent sur l’école de foot et la formation au sein du club. Cette année, Tom Dupuis, entré en BMF a rejoint l’encadrement du club, ce dernier apporte d’ailleurs son expérience d’analyste vidéo auprès des jeunes les plus âgés notamment. Il reste le seul salarié aux côtés des bénévoles et des volontaires en service civique.

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U8 – U9
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U10 – U11
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U11 – U12

Dans ce club qui reste à « taille humaine » pour Valentin Telle, la formation commence dès la catégorie Baby. Une proposition qu’on ne retrouve pas partout, mais qui permet « d’acquérir des bonnes bases pour ensuite commencer avec l’école de foot ». Un projet d’ensemble, et une vision à long terme, dans un club relativement jeune, où les éducateurs essaient d’offrir un maximum de temps de jeu, surtout chez les plus jeunes, avant que ça ne soit surtout la convivialité et l’envie de se retrouver entre copains qui donnent l’envie aux joueurs de rester au fil des années. Valentin Manteau ne cache pas non plus que « proposer des séances de qualité où on sent qu’on progresse, qu’on travaille, et donner le sentiment aussi de la fierté de soi«  sont des éléments tout aussi importants pour donner ce sentiment d’apprentissage et celui de « ressortir plus grandi niveau football » aux jeunes. Un travail de suivi, que le club picard travaille aussi avec le collège Béranger de la ville, au travers d’un partenariat, donnant l’occasion aux élèves membres de la section football de l’établissement d’avoir un entraînement supplémentaire, des créneaux en salle et une légère modulation de l’emploi du temps pour leur permettre de lier scolaire et extrascolaire sans le stress de la montre.

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U14
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U16

C’est un travail de longue haleine, bâti jusqu’aux catégories séniors, mais la période charnière est surtout celle du passage chez les U18. Comme l’évoque Valentin Manteau, « il y a quand même un aboutissement », celui de former « des jeunes dans le but de les faire jouer en senior. » Une fierté certaine autant chez les pratiquants que les éducateurs, de les inscrire dans un projet et de les voir « prendre beaucoup de plaisir à évoluer aux côtés des séniors« , qui permet aussi une transition en douceur au-delà de la récompense.

Un beau parcours en Coupe Gambardella

Et cette année, les U18 se sont d’ailleurs distingués en atteignant le dernier tour régional de la Coupe Gambardella. Pour cette équipe qui évolue en départementale 1, le sentiment post-élimination était mitigé, comme pour l’entraîneur Tom Dupuis : « Ils s’étaient imaginé avoir les maillots et rencontrer un centre de formation. Au-delà de la défaite, c’est surtout la manière. On élimine deux U18 R2 chez nous, et là face à une équipe de notre niveau on perd là-bas en faisant un match qui n’était pas du niveau de d’habitude. » Malgré tout, le technicien souhaite retenir avant tout le parcours, qui reste « une grosse satisfaction, où les gamins ont appris beaucoup de cette Coupe ». Un résultat positif pour le championnat qui se profile, « même s’il n’y a pas de montée, ni de descente ». Une dernière année chez les jeunes, entre « copains de longue date », où l’objectif est de « les accompagner au maximum, qu’ils se fassent plaisir », en étant tournés également vers la Gambardella, la Coupe de la Somme ou encore la Coupe du Santerre et potentiellement pour certains, d’évoluer déjà aux côtés des séniors.

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Joackim Betina, qui a fait ses classes au sein du club samarien est passé par l’ASC (b), Strasbourd puis Longueau avant de s’envoler pour les Etats-Unis.

Une passerelle importante pour les trois éducateurs, qui partagent l’envie commune d’avant tout former un groupe, un collectif, pour préparer l’avenir chez les séniors, même si le club samarien peut aujourd’hui se targuer d’avoir deux éléments issus de sa formation qui ont fait un petit bout de chemin depuis : Joackim Betina, parti aujourd’hui aux États-Unis, et Fahid Ben Khalfallah, passé par plusieurs clubs de Ligue 1 et 2, puis parti à l’étranger.

Le bénévolat et la convivialité, deux éléments importants !

Qui dit club dit bénévoles, et au CAFC Péronne on ne se plaint pas trop, même si ça peut toujours s’améliorer. Outre les éducateurs et les bénévoles dirigeants, le club peut s’appuyer sur les parents, maillon indispensable dans les sports collectifs, pour emmener notamment les jeunes sur les rencontres. Sans eux, « ça serait beaucoup plus compliqué », avoue Valentin Manteau.

À côté de ça, il y a aussi quelques piliers, dont certains s’attèlent à alimenter la convivialité et la cohésion, deux éléments qui favorisent l’engagement bénévole. À ce petit jeu là, les deux Valentin et Tom ont été unanimes en nommant Bernard Wilmort, alias « Nanar », aujourd’hui membre du pôle animation et bénévole de la première heure, premier supporter du dimanche aussi. Et si chez des stages de football sont organisés pour les jeunes, des activités annexes sont programmées et des soirées pour les plus grands et les familles contribuent à souder les groupes de parents ou de jeunes.

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Seniors équipe A et B
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Seniors équipe C

Des raisons qui ont poussé certains, comme Tom ou Valentin, à revenir au CAFC Péronne, pour jouer aussi. Le premier, qui avait fait ses classes dans le club du Santerre, est parti pour d’autres horizons en raison de ses études (PEFA, ESC Longueau puis Rouen), puis le retour de son père aux manettes de l’équipe première, ainsi que sa formation professionnelle l’ont amené à revenir. Ici, il se sent bien : « C’est comme une deuxième maison, et j’ai vraiment l’impression d’être acteur du club ».

Un synthétique qui serait le bienvenu pour les années futures

Chez les Rouge et Blanc, on ne se plaint pas trop du manque d’infrastructures. Le club dispose de trois terrains en herbe, un pour les matchs et deux d’entraînement, mais à terme, avoir à disposition un synthétique serait beaucoup plus confortable pour pouvoir jouer en toutes circonstances ou presque. Car l’hiver venu, les créneaux en salle sont peu nombreux, et obligent les éducateurs à regrouper des catégories, amenant une « perte de qualité » pour Valentin Manteau, qui ne manque pas non plus de souligner qu’ « un club ayant un synthétique progresse de septembre à juin. Et nous, on progresse de septembre à octobre et on reprend la progression en mars. »

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Les mauvaises conditions météorologiques de la région, surtout l’hiver venu, ont une incidence majeure sur l’activité des clubs de football qui peuvent se retrouver à l’arrêt plusieurs semaines d’affilées. (Illustration)

Un investissement conséquent, en temps et en argent, qui demande beaucoup d’administratif, qui, quand on demande aux trois Péronnais de se projeter dix ans plus tard, se voient bien avec « un synthétique, la même stabilité économique et dans le projet de formation, ainsi que les mêmes valeurs de partage et l’esprit familial« . C’est en tout cas ce qu’on peut leur souhaiter de mieux, en plus de réussir sportivement et de peut-être les retrouver de nouveau à l’échelon régional d’ici là, mais nul doute que leur président Thierry Gontier et l’ensemble des bénévoles continueront d’œuvrer dans ce sens.

Dorine Cocagne
Crédit photo : CAFC Péronne – Valentin Telle / DR et Kevin Devigne – Gazettesports.fr