EDITO – JO : Inquiétudes pour l’athlétisme français mais aussi la boxe et l’haltérophilie

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Ce n’est pas un scoop mais il faut malheureusement le constater : l’athlétisme français se porte très mal. C’est d’autant plus regrettable qu’il s’agit de la première discipline qui est présente depuis toujours aux Jeux Olympiques.

Les derniers Jeux à Tokyo ont été particulièrement décevants puisque seul le décathlonien Kevin Mayer a ramené une médaille d’argent. Un vrai cache-misère pour un sport qui a beaucoup servi pour sa notoriété au plan national. Le pire est qu’on ne peut pas parler de malchance mais bel et bien de faiblesse au niveau fédéral. Déjà lors des championnats du monde en 2019 à Doha, on avait constaté des problèmes relationnels à l’intérieur de la délégation française.

Certains avaient même tiré la sonnette d’alarme comme par exemple le marcheur Yohann Diniz qui avait raison puisque Tokyo a confirmé cette dégringolade : « Il manque un vrai leader et nous allons droit dans le mur« , soulignait l’ancien champion du monde des 50km et qui a mis un terme à sa carrière au Japon. Il est vrai aussi qu’en six mois la FFA a recruté deux DTN et que l’ancien champion olympique de cyclisme sur piste Florian Rousseau, chargé de la haute performance, a démissionné. Mais pourquoi donc la FFA va-t-elle chercher des athlètes issus d’autres disciplines et ne fait pas confiance à ses techniciens qui, par dépit, s’en vont ailleurs comme par exemple la Picarde Chombart. Celle-ci se retrouve aujourd’hui dans une fédération de sports mécaniques. Si l’athlétisme français souffre ce n’est rien tout de même à côté des drames atroces dont viennent d’être victimes deux grands champions et qui ont été assassinés. Ainsi, l’Equatorien Alex Quinonez 3e au 200m des championnats du monde 2019 a été tué par balles à Guayaquil tandis que la Kenyane Agnes Tirop 4e au 500 m des Jeux de Tokyo a été tuée par un proche.

Si l’athlétisme français ne se porte pas très bien, que dire alors au plan mondial de la boxe et de l’haltérophilie ?

Le président du CIO Thomas Bach l’a répété une fois encore : ces deux disciplines sont en grand danger et pourraient, comme le karaté, ne pas figurer au programme des JO de Paris en 2024. La raison est simple : il est reproché à la boxe et l’haltérophilie des problèmes de corruption, de dopage. Cela ne date pas d’hier et ces deux sports essaient de se redonner une sorte de virginité, ils trainent derrière eux une réputation qui n’est hélas, pas imméritée. L’avenir nous dira si le programme des JO de Paris comportera bien la boxe et l’haltérophilie mais il est évident que les dirigeants qui gèrent ces deux disciplines, devront se montrer impitoyables, penser plus à l’avenir de leur sport plutôt qu’à leur destin personnel.

Mais nous sommes quand même inquiets…



Lionel Herbet

Crédit photo DR

Publié par La Rédaction

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