ACTU : La Licorne ouvrait ses portes aux étudiants

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Durant toute la semaine, le Stade Crédit Agricole La Licorne a accueilli des étudiants de l’UPJV pour leur offrir un espace de révision. Mais pas que.

Comment s’est-on retrouvé avec des étudiants de l’UPJV en bord pelouse du Stade Crédit Agricole La Licorne ? C’est Nicolas Carpentier, chargé de la communication et de ce partenariat au Crédit Agricole, qui nous explique par une anecdote personnelle l’origine de cette idée : « J’ai un cousin qui a été étudiant à Annecy, loin de sa famille puisqu’on est d’ici. Et donc qui a passé deux confinements assez difficiles dans un 12m² du Crous. » De là la volonté de sa part de « trouver des opérations à mettre en place à destination des étudiants. On a essayé de jouer sur le côté expérience originale et lutte contre l’isolement. » Avec un stade vide du fait des vacances des joueurs, l’idée qui s’est imposé a été de « les faire venir pour réviser. » Une idée qui collait avec les attentes des étudiants. Morgan, étudiant en 2ème année d’histoire nous confiant qu’après « une année assez compliquée, on voulait changer de cadre de révision, on veut changer d’air, voir des gens. » Élise, camarade de sa classe, confirmait avoir voulu « changer des révisions à la maison » ajoutant l’attrait de « réviser dans un cadre atypique. »

Un partenariat solide pour une mise en place contrariée

Mais pour passer de l’idée à sa réalisation, restait à convaincre tous les partis. Ce qui fut chose aisée. « Quand on a fait le brainstorming avec les responsables de l’Amiens SC et du Crédit Agricole, on a proposé cette idée qui a été tout de suite approuvée par l’Amiens SC qui a ensuite proposé d’offrir les plateaux repas aux étudiants, détaille Nicolas Carpentier. On a eu une idée de base qui a été améliorée par les échanges avec le club. » Puis vînt le moment de faire entrer l’Université de Picardie Jules Verne dans la boucle. Car l’enjeu était de pouvoir toucher les étudiants sans que le but premier de l’événement ne soit détourné et que « des gens qui ne sont pas étudiants s’inscrivent. » C’est donc l’UPJV qui a servi de relais.

Pour un nombre toutefois limité d’étudiants car même s’« il reste encore quelques filières qui ont des examens ou des concours à passer », ce n’est plus le cas de tout le monde. Ce qui explique aussi que malgré le nombre limité de places (80 par jour, rapporte le site officiel de l’Amiens SC), Nicolas Carpentier nous confie ne pas avoir dû recaler de demandeurs : « On a eu tout pile ce qu’il fallait. L’idée date de mars, mais avec le confinement, on n’avait pas la possibilité de mener l’opération. Avec l’assouplissement des règles sanitaires, dès que ça a été possible, on l’a mise en place. On n’a eu qu’une semaine pour le faire parce que, sinon, ça aurait été trop tard par rapport aux examens. Il n’y a eu que 2-3 jours où il a été possible de s’inscrire donc on n’a pas eu trop de demandes. »

Mêler l’utile à l’agréable

Si l’idée de permettre aux étudiants de réviser dans le cadre que constitue le Stade Crédit Agricole La Licorne est déjà une originale en soi, l’intérêt de ces journées était étendu à « plusieurs activités pour essayer d’améliorer leur quotidien de révision. » En effet, il ne s’agissait pas stricto sensu que de sessions de révisions puisque celles-ci étaient agrémentées de moments conviviaux et ludiques, comme nous le présentait Nicolas Carpentier : « Dans une journée, il y a 3 créneaux, un le matin, un l’après-midi, un le soir, pour essayer de satisfaire le plus grand nombre d’étudiants possible et sur chaque créneau, on les accueille avec le café et, par exemple, un petit-déjeuner le matin. Ensuite, on les amène en haut pour qu’ils puissent réviser dans les loges, avec vue sur la pelouse. Et une fois qu’ils ont bien révisé, vers 11h30 pour le créneau du matin, ils ont une visite du stade, où l’on découvre les coulisses, de la vue panoramique la plus haute du stade jusqu’aux vestiaires des pros. Il y a aussi un quiz à la fin de la visite, où l’on distribue des goodies. Enfin, ils ont un temps libre où ils déjeunent en bord pelouse, le matin. L’après-midi et le soir, ce sont les mêmes activités mais décalées. »

Et pour ceux qui n’auraient pas pu être concernés par l’opération de cette année, ce n’est peut-être que partie remise puisque Nicolas Carpentier, conscient qu’« il peut y avoir des déçus », notamment au sein de « filières qui avaient fini », espère pouvoir « recommencer l’année prochaine. »


Morgan Chaumier

Crédit photo : Léandre Leber – Gazettesports