HIPPISME : Pour…aujourd’hui ou pour demain au Petit Saint-Jean ?

Courses Philippe Levasseur Amiens
Ⓒ Gazette Sports

Le sourire retrouvé depuis l’annonce d’un éventuel déconfinement à la mi-mai, le président de la société des courses amiénois mise sur l’avenir.

Bien que l’incertitude persiste, malgré l’allocution du président Macron du lundi de Pâques, Philippe Levasseur affiche son optimisme ! Une foi en l’avenir qui semblerait même (quasi) inébranlable pour le président de la Société des Courses d’Amiens. Qui tel un capitaine de bord s’efforce à tenir bon la barre, à maintenir le cap également. En cette période où cependant vogue la galère.

« La date du 11 mai pourrait se définir comme celle du début d’un déconfinement progressif. Si tel devait être le cas, ce dont je souhaite d’ailleurs, il nous faudra être réactif » soupire l’intéressé. Comme pour être sur le pont en quelque sorte. Un premier pas que la filière hippique s’impatiente de pouvoir exécuter.

Gazette Hippo 1

« Je ne vous surprendrais pas en affirmant que cette période sera lourde de conséquences. Tant sur le plan économique que psychologique avec cette préoccupation qui fédère le monde des courses. Socio-professionnels, sociétés de courses, passionnés et turfistes s’apprêtent à (devoir) faire cause commune afin d’envisager préserver, voire même sauver ce qui pourrait l’être » évoque encore Philippe Levasseur. S’attachant à masquer cette anxiété à l’égard de cette institution, qui pourrait être (un peu) trop ébranlé par cette épidémie.

« Je me laisserais à dire qu’il s’agit d’une crise sans précédent ! Dès lors, les décisions et les orientations apparaîtront parfois inédites » argumente celui qui prêche pour le « retour rapide » de compétitions. « Dépourvu de ce statut de « spectacle », les réunions hippiques se découvrent donc la possibilité de se dérouler à huit clos » lance Philippe Levasseur. S’efforçant à plaider pour une cause qui s’avèrerait la moins préjudiciable. Un discours qu’il désapprouve cependant pour les réunions à enjeux régionaux.

Estampillés « premium », les rendez-vous du lundi 25 et samedi 30 mai ainsi que le mardi 9 juin sembleraient pouvoir se tenir, à huis clos selon toute vraisemblance, malheureusement.

« Un hippodrome sans public est déjà difficile à concevoir, à accepter. Si, dans le même temps, nous ne pouvons proposer d’engager des paris, cette éventualité n’aurait alors guère de sens. Demeurons lucides, l’ADN des courses c’est aussi le jeu ! » Quelques mots qui traduiraient d’un souhait à (re)voir les points PMU relever leur rideau et ouvrir à nouveau leurs portes. « Une impatience mesurée néanmoins car l’aspect sanitaire, plus encore une vie, n’a pas de prix ! » clame Philippe Levasseur. Lequel se garderait bien de jouer avec les gestes barrières.

« Les dates du 22 mars, 4 et 25 avril figuraient à notre programme. Tout porte à croire que ces rendez-vous ne puissent être reportés. Nous sommes dans l’expectative pour concernant le 16 mai. Ces quatre échéances portaient le label PMH » murmure-t-il.

Un hippodrome sans public est déjà difficile à concevoir, à accepter. Si, dans le même temps, nous ne pouvons proposer d’engager des paris, cette éventualité n’aurait alors guère de sens. Demeurons lucides, l’ADN des courses c’est aussi le jeu !

Convaincu que le Petit Saint Jean est à même d’accueillir les manifestations suivantes : « Estampillés « premium », les rendez-vous du lundi 25 et samedi 30 mai ainsi que le mardi 9 juin sembleraient pouvoir se tenir, à huis-clos selon toute vraisemblance malheureusement » surenchéri celui qui se félicite disposer de pistes « en excellent état puisque entretenues au quotidien par notre régisseur de l’hippodrome, Fabrice Fin »

Une attention qui, conciliée à un « personnel en vacances ou en chômage partiel mais sur le pied de guerre », pourrait bénéficier à la Société des Courses amiénoise. Et à ce pari fou – « celui qui consisterait à redynamiser le Petit Saint Jean dès que possible » – qu’elle espère cependant gagnant !



Fabrice Biniek

Crédit photos : Jean-Jacques Blond