ESCALADE : L’Amiens Rivery Escalade, un succès grimpant

Ⓒ Trophée Départemental des mini-grimpeurs (Avril 2019)

Né de la fusion entre le club d’escalade d’Amiens et celui de Rivery, l’Amiens Rivery Escalade a su s’imposer comme l’un des plus gros clubs de la région Hauts-de-France.

Depuis la fusion de ces deux clubs, il y a maintenant cinq ans, l’Amiens Rivery Escalade connaît un développement permanent. Le nombre de licenciés croît d’année en année, passant de 194 l’année dernière à 238 licenciés cette année. Le club accueille les grimpeurs au gymnase Buffenoir à Rivery, et au gymnase de la Hotoie à Amiens, permettant ainsi d’obtenir des créneaux sur toute la semaine (hormis le dimanche). Il est également à noter que l’escalade est un sport mixte et qu’il est possible de rejoindre le club dès l’âge de 6 ans.

Dans la section compétition du club, on y retrouve essentiellement des jeunes, mais des adultes concourent également. Noémi Havet, bénévole au sein du club, précise : « On se concentre sur la jeunesse pour aller jusqu’aux France. On a une jeune grimpeuse qui fait les championnats de France chaque année, et d’autres grimpeurs y ont également déjà participé ». C’est le cas, par exemple, en 2018 de Mathilde Lesage (48ème, en Cadette), Manon Bouilly (55ème, en Junior), Jean-Alexis Blin (63ème, en Senior), ou encore en 2017 de Quentin Thieres (79ème, en Senior). Notamment, eux et d’autres grimpeurs du club sont parvenus à se classer lors des championnats régionaux ou départementaux. Les belles performances réalisées par ces compétiteurs permettent à l’Amiens Rivery Escalade de se positionner à la 66ème position (sur 329 clubs) du classement national.





Il est possible de retrouver tous les résultats de compétitions des Amiénois sur le site Internet de l’Amiens Rivery Escalade.







L’une des nouvelles disciplines olympiques

L’escalade sera au programme des Jeux Olympiques de 2020 en tant que sport additionnel. Les grimpeurs devront réaliser plusieurs types d’épreuves :
– Une épreuve de vitesse
– Une épreuve de bloc (grimper un mur de quatre mètres sans assurage)
– Une épreuve de difficulté (grimper un mur d’une dizaine de mètres avec assurage)

Cette nouveauté au programme des JO permet à la discipline de se développer davantage, et plus particulièrement de développer son aspect compétition. On constate même un réel engouement pour ce sport depuis ces quatre dernières années grâce, notamment, à la multiplication des salles privées dans les grandes villes de France. Noémi Havet confie : « C’est vrai que c’est un sport qui devient à la mode. Que ce soit à l’échelle de la ville, régional ou national. Le nombre de licenciés augmente au fur et à mesure. Et c’est une bonne nouvelle que l’escalade devienne une discipline olympique. Cela va mettre un peu l’accent sur un sport qui était à la base très marginal. Dans les années 80, on pense à Patrick Edlinger. L’escalade était vu comme une pratique qui était réalisée en extérieur par peu de personnes. Mais à présent, cela s’est bien développé, notamment dans les gymnases, les salles et voilà que maintenant, en 2020, l’escalade sera aux JO. C’est une bonne chose que ce sport se démocratise et se développe ». Elle ajoute que, par la suite, cela pourrait également permettre de mettre en lumière des sites en extérieur et d’en développer davantage.


Un sport qui promeut le dépassement de soi

Noémi Havet décrit l’escalade comme étant un sport « très complet en terme de musculature ». Lors d’une ascension, toutes les parties du corps travaillent et cela développe notamment la souplesse et la réflexion. « Personnellement, c’est un sport qui me permet de me dépasser. Au départ, je pensais que c’était un sport autonome, mais je me suis rendue compte que c’était un sport d’équipe. Sans l’assureur, on ne va pas aussi loin. Il faut avoir une confiance mutuelle pour faire une ascension. Et puis, c’est un sport qui peut se pratiquer dehors, qui fait découvrir de très beaux endroits, et cela d’un autre point de vue ».

Trophée Départemental des mini-grimpeurs (Avril 2019)


Des objectifs et de nouveaux enjeux

La convivialité est l’une des valeurs que prône particulièrement l’Amiens Rivery Escalade. Pour l’entretenir au maximum, le clubs propose des événements divers à ses licenciés, « comme des soirées vidéos, des sorties en extérieur ou les « Relais de la Grimpe » , des moments d’échanges entre grimpeurs confirmés et débutants ». Il est important de noter que l’encadrement de ces événements, des cours, la formation, ou encore l’organisation des compétitions ne reposent que sur des bénévoles. Le club a alors pour objectif de développer le bénévolat afin de pouvoir continuer à faire davantage briller le club.

Malheureusement, les murs ne sont pas assez grands pour accueillir tout le monde.

Noémi Havet


Le fort développement que connaît le club engage cependant de nouvelles problématiques. Malheureusement, ne disposant que de deux salles, l’Amiens Rivery Escalade se voit désormais contraint de mettre certains intéressés sur liste d’attente. Noémi Havet ajoute : « On espère soit trouver une troisième salle pour pouvoir obtenir des créneaux supplémentaires, soit se professionnaliser. Avoir un salarié pour gérer les sites en terme d’ouverture de voies et d’encadrement. On est en pleine réflexion sur l’avenir du club, pour savoir de quelle manière on va se développer. Mais c’est vrai que, malheureusement, les murs ne sont pas assez grands pour accueillir tout le monde ».




Angélique Guénot

Crédits photos : Coralie Sombret – Gazettesports.fr