FOOTBALL : Thomas Venin : « Il faut être onze capitaines sur le terrain »

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Officiellement relégué en Régional 3, nous avons interrogé le vice-capitaine et milieu de terrain du RCA, Thomas Venin, pour avoir son ressenti, notamment sur la saison.

Pour commencer pouvez-vous vous présenter ?

J’ai 28 ans, ça fait une vingtaine d’années que je connais le RCA, car j’ai commencé à l’âge de huit ans, en poussin au RCA. Donc je connais bien le club. J’ai joué en poussin et benjamin au RCA, avant de partir à l’ASC de 13 ans à 18 ans. Suite à ça, je suis revenu au RCA, en 2008-2009, où on jouait la montée en PH, mais on n’est pas monté, du coup j’ai décidé d’aller voir ailleurs et de partir à Ailly-sur-Somme, qui était en DH. Je suis resté un an avant de retourner au RCA, que je n’ai pas quitté depuis. C’est le club que j’ai toujours connu.

Si vous y restez, c’est que vous vous y plaisez j’imagine, vous ne vous voyez plus dans un autre club ?

Je me reconnais plus dans les valeurs du club

Oui je m’y plais. Et puis aujourd’hui, je me reconnais plus dans les valeurs du club, c’est un club assez atypique. C’est l’un des derniers clubs de ce niveau-là qui, je pense, n’engage pas de moyens financiers pour rémunérer les joueurs par exemple. Ce qui permet d’avoir quelque chose d’assez sain. Au niveau de la formation, c’est quand même un club qui brasse tout type de population, j’ai moi-même entraîné les U18.

Vous êtes vice-capitaine au RCA, et vu que votre capitaine est gardien (ndlr : Sébastien Maugard), vous avez un rôle prépondérant sur le terrain?

Je pense que j’ai un rôle important, oui. C’est important pour relayer les messages sur le champ. Après, je le dis souvent dans le vestiaire, il faut être onze capitaines sur le terrain. Et aujourd’hui, c’est sans doute ça qui manque au RCA, même si il y a beaucoup de jeunesse, il faut plus de leaders.

Par rapport à cette saison, qui est très compliquée, quel regard portez-vous sur celle-ci ? Quelle est, pour vous, la cause de ces résultats négatifs ?

Il y a déjà la différence de niveau des équipes qui pèsent sur le championnat. Il y a des grosses équipes, comme des plus petites, et l’écart est important. Avec la refonte des championnats et la création de la nouvelle ligue Hauts-de-France, on savait qu’on allait se retrouver dans un championnat qui allait avoir un niveau bien supérieur qu’avant. On était quelque-uns à savoir que ça allait être compliqué. Et comme je l’ai dis avant, on est l’une des seules équipes à ce niveau à ne pas rémunérer des joueurs, donc du coup, on joue avec ce qu’il nous reste.

C’est frustrant d’en arriver là, parce que vous vous donnez à fond sur le terrain, et notamment depuis le début d’année civile, il y a souvent plus d’envie, de contenu, donc ça doit être rageant en fin de saison ?

Par rapport à l’année où nous sommes montés, où tout nous réussissait, là c’est l’inverse

Oui totalement, avec ce schéma, ce dont on vient de parler, on avait une équipe pour faire mieux, on avait des joueurs qui avaient les capacités d’apporter plus que ce qu’ils ont apporté cette saison. On pouvait être bien mieux au classement, c’est sûr. Après, par rapport à l’année où nous sommes montés, où tout nous réussissait, là c’est l’inverse, c’est à dire que dans les matchs difficiles où on pouvait prendre tout de même des points, la tendance s’est inversée, et donc on avait aucun point alors qu’on méritait mieux. Le calendrier a aussi été difficile, on s’est mal engagé, et c’est pour ça qu’on est comme on est actuellement. Le manque de réalisme a aussi pesé sur l’issue de la saison, c’est décevant.

Maintenant, après avoir parlé du RCA, parlons du football dans sa globalité. Avez-vous un club de cœur, autre de le RCA ?

J’aime bien Arsenal. C’est un club qui, en terme de formation, a sorti pas mal de joueurs, qui sont montés au haut niveau. C’est un club qui a toujours proposé du jeu, qui a toujours garder sa philosophie, ses valeurs.

Pour terminer, avez-vous un joueur favori, en activité ou non ?

Si je devais citer des joueurs, ce sont des joueurs, qui malheureusement, n’ont jamais gagné le Ballon d’Or du fait qu’ils travaillent pour le collectif, comme Steven Gerrard, ou Andres Iniesta. Ce sont des hommes qui ont apporté beaucoup au football, avec des carrières exemplaires, qui, pour le coup, sont restés fidèles à leur club, avec la même ligne de conduite

Propos recueillis par Romain Prot

Crédits photos – Kevin Devigne – Gazettesports.fr

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