OMNISPORT : Grand Débat National sur le Sport

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La Somme a connu son premier et sûrement seul Grand Débat National, axé sur le Sport. C’était lundi soir, dans la Maison des Sports à Amiens sous l’égide du CDOS.

Malheureusement, il faut bien l’admettre : on ne s’est pas beaucoup bousculé pour participer à ce rendez-vous. Parmi les participants, outre le président du CDOS Marcel Glavieux, des membres du comité olympique également représentant leur discipline.

“Le CNOS a souhaité être actif dans ce Débat, en faisant en sorte que nous soyons participatifs et innovants” a indiqué Marcel Glavieux.

De fait, les participants ont, d’entrée de jeu, mis le doigt sur ce qui ne va pas bien en ce moment en France.

Nous avons été contraints d’accepter les fusions” ont déploré les participants. “Au niveau départemental, il y a un manque d’argent. Nous sommes en train de mourir à petit feu et nous n’avons, dans l’ensemble, pas de bonnes relations avec les Ligues de Hauts-de-France. C’est la mort de la vie associative”

Le statut du bénévole, un des thèmes évoqués

C’est quasiment un cri d’alarme qui va s’aggraver au moment où est abordé le problème du Statut du dirigeant bénévole. Un sujet qui est évoqué depuis des dizaines d’années et qui n’en finit pas… de piétiner. Le bénévole n’est pas officiellement reconnu et quelqu’un dans la salle a même lancé cette idée de créer le… Point de Retraite. Un dirigeant qui a consacré toute sa vie à son sport, pourrait ainsi se voir officiellement reconnu et bénéficierait de quelques avantages au moment de partir en retraite. Mais ne rêvons pas au moment, où un peu partout, l’État diminue le nombre des emplois aidés. Ainsi, les comités qui ont leur siège à la Maison des Sports, éprouvent les pires difficultés à disposer des services d’un employé.

Résultat, c’est pour les comités la difficulté de faire venir des jeunes, la fatigue et le découragement des bénévoles mais aussi et c’est plus grave, la disparition de clubs dans nos campagnes.

Bref, au terme de ce débat, chacun a eu l’impression que d’ici à 2024 et les Jeux de Paris, la situation ne devrait pas trop s’aggraver, que dire alors de ce qui se passera après 2024 ?

Franchement, il y a de quoi être inquiet.

Lionel Herbet

Crédit photo : Léandre Leber – GazetteSports

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