ENTREPRISES : Un débat “Sport & Business” pour mieux comprendre ces deux mondes liés

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Hier soir, dans les locaux de l’AAC et plus particulièrement dans la nouvelle salle du Warrior Parkour Gym (présentation à lire demain sur le site), VAS Y MOJO et Kaltoume Dourouri présentaient un débat télévisé sur le thème « Sport & Business ».

Un débat avec des invités de prestige

Ce débat, animé par Kaltoume Dourouri, voyait plusieurs invités interagir sur des sujets propres à la thématique de la soirée. Parmi les invités, nous retrouvions Anne Pinon (présidente de la Commission Rayonnement Régional), Alain Gest (président d’Amiens Métropole), Patrice Ducarne (co-gérant de PwC entrepreneurs), Thomas Henno (ancien président des Gothiques et responsable du Club Business des Bâtisseurs) et enfin, le PDG d’Intersport Group et président de l’Amiens SC, Bernard Joannin.

La soirée débutait avec les remerciements de Karla Mraz, présidente de l’AAC Tennis, hôte de l’événement. Karla Mraz voyait cet événement comme une récompense pour le club et a rappelé que les partenaires sont plus que nécessaires.

Premier invité sur le plateau, Bernard Joannin, nous a rappelé les souvenirs de la montée de l’Amiens SC en Ligue 1, il y a deux ans. L’émotion était très présente mais le président du club parlait également d’incompréhension, tant cette montée pouvait paraître irréelle : « C’est ce qu’il y a de plus beau dans le sport, car rien n’est écrit. Le petit peut gagner contre le gros. Je pense que je n’aurais pas pu travailler ailleurs que dans le sport ». Depuis l’accession du club en première division, beaucoup de projets sont sortis de terre, comme les quatre millions d’euros injectés dans le centre de formation ainsi que l’entretien et la rénovation des structures. Un choix expliqué par Bernard Joannin : « Le football est devenu un spectacle sportif. Nous ne sommes pas des présidents, nous sommes des investisseurs dans le spectacle sportif ». Quant au stade, depuis sa création, fin des années 90, beaucoup de problèmes importants ont été signalés. La rénovation était une nécessité et a grandement influencé l’avis de la Ligue, réticente, selon le président, à une montée du club picard : « Tout le monde aurait préféré voir Lens monter ».

Le naming du stade “Crédit Agricole”, était aussi indispensable pour le club, dans un sport qui nécessite beaucoup de besoins : « Être président de l’Amiens SC, c’est être chef d’entreprise. Nous avons 80 salariés à temps plein, plus 300 durant les matchs. Un joueur pro construit trente-deux emplois ». Bernard Joannin a fini par nous rappeler son amour fort pour le sport, « au grand dam de ma femme (rires) ».

Après l’accueil de ce premier invité, Kaltoume Dourouri a fait venir le second, Alain Gest. Le Président de la Métropole est entré sur la chanson « I Will Survivre » de Gloria Gaynor, et a expliqué ce choix en rappelant qu’il faut continuer à vivre des émotions comme celles de 1998, ou encore 2018, que ce soit dans n’importe quel sport. Alain Gest a ensuite mis l’accent sur la ville. Pour lui, « les gens ne viennent pas à Amiens spontanément, mais repartent enchantés, comme les étudiants qui nous disent “vous avez une belle ville” et donc on veut leur faire comprendre que cela est vrai ». Niveau sport, le président de la Métropole invite chacun à venir à l’inauguration d’Aquapôle, le 28 juin, pour l’ouverture d’un nouveau complexe très prometteur.

La formation et le soutien : deux valeurs fortes pour rassembler le sport et l’entreprise

L’ancien président des Gothiques, Thomas Henno, a lui pris la parole pour nous parler de la formation, et notamment de la réinsertion des sportives dans la vie active, pas toujours évident. C’est un point à ne pas négliger, tant il est important pour des sportifs, qui, généralement, prennent leur retraite athlétique tôt. Beaucoup d’anciens sportifs l’aident dans ses structures, pour un apport financier et un intérêt tout particulier pour des personnes qui côtoient déjà le monde du sport.

Venait ensuite l’expert comptable de PwC, Philippe Ducarne. Cette entreprise a pour vocation notamment d’aider les entrepreneurs. Il a indiqué que l’entreprise et le milieu sportif sont très liés. Et l’accompagnement des entreprises peut se dérouler de différents moyens : avec le partenariat, le mécénat, ou plus récemment, le fond de dotation. Cette manière, née il y a une dizaine d’années, est semblable au mécénat. Il s’agit de créer des petites fondations pour avoir moins d’investissements, moins de contraintes. Ce procédé est utilisé depuis un an par l’OGC Nice ou encore par la jeune pilote amiénoise Lilou Wadoux.

Bernard Joannin a ensuite repris la parole afin d’expliquer qu’un expert comptable est important dans le sport, surtout dans le foot. Avec la DNCG, il faut être prêt économiquement parlant et savoir où l’on se situe. Dans le football, le président amiénois nous parle de quatre sources principales de revenus : les droits TV (entre 15 et 30 millions d’euros par club), le « trading joueurs », le fait de former des joueurs pour les revendre, que Joannin juge comme dangereux, et souvent utilisé à mauvais escient. Ensuite viennent les VIP et la billetterie.

Paris 2024 : c’est déjà demain

Dernière invitée introduite par Kaltoume Dourouri, Anne Pinon est entrée sur “La Marseillaise”. Les Jeux Olympiques de 2024 approchant tout doucement, la présidente de la Commission Rayonnement Régional a insisté sur l’importance de cet hymne, les frissons qu’il procure, et souhaite l’entendre plusieurs fois durant l’Olympiade. Concernant cette dernière, Anne Pinon a évoqué sa préparation. Grâce à Humanis, une politique d’accompagnement des sportifs de haut niveau pour la reconversion est mise en place. Une vingtaine d’entreprises sont répertoriées pour casser cette barrière entre les mondes du sport et de l’entreprise club. L’idée d’échéance est importante, connaissant la courte vie des sportifs dans le milieu. Ainsi trois groupes sont mis en place : un premier pour les sportifs potentiellement médaillables, au nombre de onze, un autre pour les potentiellement qualifiables, et enfin un dernier pour les sportifs en devenir, au vue de la compétition qui aura lieu dans cinq ans.

Romain Prot

Crédits photos – Léandre Leber – Gazettesports.fr

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