MOTO-CROSS : Flavien Nourry à l’Enduropale pour la dernière de la saison

Ⓒ Gazette Sports

Dans sa préparation pour l’Enduropale du Touquet, Flavien Nourry, boulanger et pilote de moto-cross Amiénois, a accepté de répondre aux questions de  GazetteSports. L’occasion d’aborder sa saison, mêlée à l’exigence de sa profession.

 

Quelles sont vos dernières actualités ?

J’ai participé à l’ouverture du championnat de France le 21 octobre à Berck. C’est une course où je voulais faire une bonne prestation, et où j’ai pu atteindre la finale or. Je finis 31 sur environ 120 pilotes. J’ai eu des bonnes sensations mais c’est malheureusement la seule course de ma saison. Pour des raisons professionnelles j’ai du abandonner le reste du calendrier dont les 3 courses autour de Bordeaux.

Pourtant vous vous présentez à l’Enduropale ce week-end..

C’est vrai ! Je ne voulais vraiment pas louper cette course qui est si importante. Elle est très médiatisée et attire beaucoup de monde. C’est important pour nous, les pilotes, et aussi pour les partenaires. De plus c’est la dernière course de la saison, celle qui rapporte beaucoup de points si elle est réussie. C’est la finale du championnat de France, et l’Enduro, c’est un événement à ne pas manquer.

Quels sont vos objectifs pour ce week-end?

L’année dernière j’ai finis 48ème. Evidemment je souhaite faire mieux même je suis aussi conscient que j’ai moins d’entraînement que certains concurrents. Je pense toutefois avoir gardé la même vitesse que l’année dernière. Concrètement je n’ai pas d’objectifs chiffrés, mais on peut dire que je ne veux pas « faire moins bien ».

Vous êtes aussi accompagné par votre famille, c’est important pour vous ?

C’est très important. Ils composent mon équipe et je leur fais une confiance aveugle. Pendant les courses, ce sont eux qui gèrent tout : le temps, le carburant (ndlr : 11,5L utilisés en 45 minutes de courses), la position, la tactique, etc. Moi je n’ai d’yeux que pour la course. Mon père Alain est dans les stands avec la stratégie employée pour les stops notamment, et mon meilleur ami Jérôme est technicien. L’équipe communique entre elle pendant la course mais pas moi, je ne sais rien de ce qu’il se passe. Et ma compagne Leïla m’aide au quotidien. Sans une épaule sur qui m’appuyer je ne pourrais pas faire ce que je fais.

Est-ce que vous avez pu vous entraîner pour ce week-end ?

Oui j’ai pu un peu rouler. J’ai par exemple été dans des circuits sableux, qui m’ont fait garder certaines sensations. Mais cela reste quand même très différent de ce que l’on vit pendant les courses.

Quelles sont vos prochaines actualités après l’Enduropale ?

Après ce rendez-vous de Berck la saison prend fin. Le prochain rendez-vous officiel auquel je participerai sera donc en octobre avec l’ouverture du championnat. Sinon je continue le VTT et le vélo de route. Une façon pour moi de ne pas perdre le lien avec les deux roues ! Et à part cela je compte appeler mon kinésithérapeute Paolo Valerio, qui me remet en forme quand j’en ai besoin ! Je suis aussi un adepte de la cryothérapie. 

Pour finir, la dernière fois que nous nous étions rencontrés vous alliez ouvrir votre boulangerie, comment se passe la cohabitation des deux passions ?

Cela me prend beaucoup de temps, mais la saison de moto-cross dure au final peu de temps. Je peux donc me consacrer à ma boulangerie fraîchement ouverte à Flesselles. Ce sont deux mondes différents que j’aime. Le mercredi après-midi je suis sur le marché, c’est un autre type de course mais je me plais dans ce que je fais.

 

 

Flavien Nourry participera à l’Enduropale du Touquet qui se déroulera du 1 au 3 février. Sous le dossard numéro 63, il portera les couleurs de la métropole au titre d’amateur.

 

Propos recueillis par Benjamin Poupart

Photo d’illustration – Crédit photo : ChrisPix

 

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