BOXE FRANCAISE : De Baruzy à Oudji, une tradition Amiènoise

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La boxe française a connu ses heures de gloire à Amiens

 Ainsi donc, ce samedi, dans le Hall des Quatre Chênes à Amiens, la boxe française va retrouver son lustre d’antan. Le mot d’antan se justifie à double titre: la boxe française appelée également savate a connu ses heures de gloire au cirque d’Amiens au début du siècle dernier ou du moins entre les deux guerres tandis que dans les années 90-2000, le cirque d’Amiens mais aussi d’autres salles amiénoises comme par exemple Etouvie, ont permis à certains Amiénois de s’illustrer particulièrement.

La famille Oudji restera à tout jamais comme étant les véritables vedettes de cette discipline qui a été inscrite au programme des Jeux Olympiques  à Paris en 1924 en tant que discipline invitée avant de disparaitre.

Avant la famille Oudji, mais aussi Virginie Lavoine qui fut championne du monde, Karim El Idrissi et bien d’autres ont marqué l’histoire de la B F à Amiens.

Un homme  a permis de faire connaitre encore plus cette discipline à laquelle s’était destinée Georges Carpentier. Celui-ci  reste encore aujourd’hui dans le trio des meilleurs boxeurs français de tous les temps (avec Marcel Cerdan),

Cet homme était du genre aristocrate et il s’appelait Pierre Barozy. Il éit né à Amiens le 29 mai 1897. Il fréquenta le Lycée d’Amiens Il aimait qu’on l’appela Baruzy et il était issu d’une grande famille vénitienne mais plus tard naturalisé français. Il était comte et sa carrière fut extraordinaire mais ce qui nous intéresse surtout c’est le pratiquant de la savate. Il a été onze fois champion de France. Lors des Jeux de Paris en 1924, il s’est produit au cours d’une journée où les meilleurs français étaient opposés à des Belges.

A Amiens, il a été la vedette d’une réunion le 15 mars 1935 et au cours de laquelle, il disputa le combat vedette face à un certain Robert Claudel. Plus tard, lorsqu’officiellement la Fédération française s’est constituée le 8 janvier 1965, le comte Baruzy a fait partie du premier comité directeur.

La boxe française n’est donc pas une discipline méconnue dans la capitale picarde.

Ce samedi, grâce à Mohamed Oudji, nous allons revivre une soirée exceptionnelle avec quatre finales mondiales dont trois féminines.

Merci Mohamed Oudji.

Notre photo: le comte Baruzy avec le célèbre Georges Carpentier (photo qui figure dans le livre consacré au comte Baruzy « La Mémoire d’un vieux lion ».

Lionel Herbet