BOXE FRANCAISE : Le retour à Amiens

Ⓒ Gazette Sports
Publicité des articles du site GazetteSports

Le retour de la Boxe française à Amiens

Moins d’un mois après le retour de la boxe anglaise à Amiens  avec la rentrée de Christophe Sebire, place à la boxe française.

Le samedi 5 décembre, dans le Hall des Quatre Chênes, la Savate aura droit de cité dans la capitale picarde.

C’est le grand retour de cette discipline qui a connu ses heures de gloire au cœur des années 90 avec Bouziane Oudji, qui allait ensuite devenir champion de France en boxe anglaise, Karim El Idrissi  et Virginie Lavoine qui fut championne du monde.

A l’origine de la boxe française à Amiens, Mohamed Oudji l’ainé d’une famille qui s’est consacrée à ces deux disciplines que sont la BF et la boxe anglaise. Faut-il préciser  qu’avant de devenir le grand « patron » de cette discipline,Mohamed Oudji était également passé par la boxe anglaise et qu’aujourd’hui, il en garde un souvenir ému. A l’époque,  ses deux entraineurs s’appelaient  Jean Ramon et Robert Bavent. Mohamed Oudji nous dépeint la situation de la boxe française à Amiens.

« C’est en effet le grand retour de la Boxe française à Amiens, rappelle Mohamed Oudji. Nous n’avons plus organisé à Amiens depuis 1998 lorsque nous avions eu deux champions d’Europe juniors  Bouziane Oudji et Karim El Idrissi.

« Quand je suis revenu au club d’Etouvie voici trois ans, j’ai souhaité restructurer le club qui ne comptait plus que 36 licenciés. Il n’y avait aucune perspective d’avenir. Nous avons fait dans un premier temps du nettoyage, ensuite commencé à effectuer un travail de formation et enfin consolider nos deux années de travail par le biais d’un grand évènement.

« Cette réunion aura lieu le samedi 5 décembre aux Quatre Chênes avec quatre finales mondiales. Je suis convaincu qu’on fera le plein.

« La boxe française est un sport de combat qui allie les pieds et les poings. Il faut frapper avec la pointe de la chaussure et il est interdit de frapper avec les tibias. Les coups de pieds doivent être armés et ils ne peuvent être ni directs ni balancés.

« A Amiens, il y  a trois clubs de boxe française.  A Amiens Nord, c’est le club de Ben Miloudi et H. Tahiri qui font un excellent travail avec environ 150 licenciés. Il y a le club d’Amiens Sud-Est avec Mohamed Miraoui. Là aussi ce club tourne bien. Enfin, il y a Etouvie avec un recodr puisque nous avons 240 licenciés.

« Je suis personnellement un passionné de boxe anglaise et du reste, j’ai commencé avec Jean Ramon et Robert Bavent. Ensuite, je me suis destiné vers la B F mais il m’arrive de toujours enseigner la boxe anglaise et  de m’entrainer avec Jérôme Fouache.

« Les deux disciplines sont complémentaires. Cela fait trois ans que je travaille avec quatre jeunes issus du club. Ils vont effectuer leur premier combat et vous verrez combien ils ont déjà progressé.

« Cette année, la Fédération française a battu un record. Alors qu’elle tournait aux alentours de 25 000 et 30 000 licenciés, elle en est aujourd’hui à plus de 55 000. C’est un sport qui attire beaucoup  les femmes. Du reste, ce samedi 5 décembre, la réunion sera dédiée à la Femme puisque sur les qutre finales mondiales, trois seront féminines. »

Lionel HERBET