[FOOTBALL] Pour Samir Henaini, ce sera le match de l’émotion

Ⓒ Gazette Sports
Publicité des articles du site GazetteSports

Pour Samir Henaini, ce sera le match de l’émotion

Huit jours après l’élimination de la coupe de France, dimanche dernier à Marck en Calaisis, l’Amiens SC renoue avec le championnat. Ce match se disputera à l’autre bout de la France, au stade Louis Hon  ce vendredi (20 heures) à Fréjus. Club dans lequel a évolué pas moins d’une quinzaine de saisons (y compris chez les jeunes),  l’attaquant amiénois Samir Henaini. Pour celui-ci, ce match sera vraiment particulier puisqu’il va revoir tous ses amis et sa  famille, fixés dans cette région.

« Je suis né à Saint Raphaël. C’est là-bas que j’ai grandi et signé ma première licence en jeune. J’ai fait toutes mes classes dans ce club de Fréjus avant de signer professionnel et d’entamer ainsi ma carrière. Je suis revenu plus tard à Fréjus.

« Je considère qu’aujourd’hui, Fréjus n’est pas un club censé être à sa place. C’est un club qui a des ambitions et l’a prouvé ces dernières saisons en National.

«L’année au terme  de laquelle, nous avons failli accéder à la L2, j’étais présent sur le terrain. Toute ma vie, je me souviendrai de ce dernier match au Red Star où nous échouons au but après avoir réussi une deuxième partie de saison exceptionnelle.

« Il y avait un véritable engouement autour du club que ce soit du côté de la ville, des collectivités et des supporters. C’est une région qui aime le football. Fréjus est le club ayant le plus de licenciés au niveau des jeunes dans le Var avant Toulon.

« C’est la première fois que je reviens à Fréjus.  La saison dernière, avec Colmar, j’étais blessé.  C’est certain qu’au niveau des émotions, ce sera pour moi, un mach important et particulier. Je vais revoir toute ma famille mais aussi les dirigeants et éducateurs qui m’ont vu grandir.

« Les choses sont claires. Après le match décevant en coupe de France, nous nous devons de relever la tête. Le championnat est prioritaire. Nous allons faire ce que nous savons faire depuis le début de saison. Ne remettons pas tout en question. Cela arrive de perdre des matches même si nous n’avons aucune excuse. Nous savons ce qu’il nous reste à faire car le championnat est notre pain quotidien. Nous allons à Fréjus avec nos armes, nos convictions affichées depuis le match de Béziers et le travail sera fait sur le terrain.  Je pense que depuis, nous n’avons pas démérité et cela est le fruit du travail.

« L’équipe commence à bien se connaitre au niveau des automatismes. U n groupe est vraiment en train de se former et il ne faut surtout pas que la défaite de Marck, vienne enrayer cette réussite».

Lionel HERBET