Si on avait dit à Vincent Créhin qu’après la victoire de son équipe d’Avranches lors du dernier match à la Licorne, il nous aurait pris pour un doux rêveur. Pourtant, nous ne rêvons pas en ce jour torride de la reprise de l’entrainement des joueurs de l’Amiens SC. Vincent Créhin a bel et bien rejoint l’ASC  et cela en fait une des grosses signatures de cet inter- saison en National.

«  Cela fait bizarre mais c’est vrai que ce soir là, nous avions été bons. Nous restions sur quelques revers. Mais franchement, je ne savais pas ce que j’allais faire par la suite.  Je suis resté deux saisons à Avranches et je ne garde que de bons souvenirs avec un bon groupe et un bon coach et la Coupe de France. »

« Maintenant, il faut tourner la page. J’ai eu d’autres contacts mais je préfère le froid à la chaleur même si aujourd’hui, je suis gâté. Pour moi, jouer sous la chaleur ne me convient pas. C’est pourquoi, j’ai signé à Amiens moi qui suis Breton. »

« Je ne me considère pas comme un véritable attaquant. Même si j’ai marqué la saison dernière quinze buts. Je me considère certes comme un joueur offensif qui aime faire marquer les autres, généreux dans l’effort  et aime évoluer entre les lignes. A Avranches, il m’arrivait de tirer les coups francs. Pourtant, je ne suis pas grand (1m67) mais j’aime aller au contact. J’aime bien me coltiner avec les grands défenseurs et démontrer que les petits ont leur place . Laurent Heloïse pourrait vous en parler. Je sais que les grands défenseurs n’aiment pas avoir devant eux de petits attaquants. » 

« J’aime aller dans l’axe mais aussi sur les côtés. Je me considère comme une sorte d’électron libre. »

Vincent Crehin a semble-t-il vite fait de prendre ses marques. « Pour le moment, tout va bien, nous glisse-t-il. Le déménagement s’est bien passé. Il me reste maintenant à jouer ».

Lionel Herbet




  • Journaliste historique du sport Picard et Amiénois. Lionel est la mémoire des plus grands exploits sportifs de la région.

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