Le bloqueur des Spartiates, Sidoine Noungui, était évidemment très fier de pouvoir enrichir l’armoire à trophée du club amiénois.

Tout simplement ça fait quoi d’être champion de France ?

Je ne sais même pas quoi dire en fait. Il faut le temps de s’en rendre compte déjà, et ensuite le temps de savourer. En fait c’est surtout un aboutissement. On se dit qu’on a enfin réussi à faire ce qu’on arrivait pas depuis quatre ans. C’est un soulagement, c’est de la joie, il y a la famille qui est là. On est content du résultat et de donner de la satisfaction à tout le monde.

On aurait pas pu imaginer meilleur parcours pour vous…

On ne pouvait pas imaginer mieux. En plus, pendant le match, il y a des choses, des petits détails, des petits signes qui nous montraient qu’on allait être champions et qu’on allait le faire. Il y a des fautes qui sont appelées contre eux, de notre côté on en fait peu, ce qui est pas mal arrivé cette saison. On concrétise à chaque action et du coup on prend vite l’avantage.

Pour revenir sur les signes dont tu parlais, j’ai notamment en tête l’action après le premier touchdown encaissé. Il vous reste moins de deux minutes avant la mi-temps, et sur le retour vous remontez plus de 70 yards avant de leur remettre la tête sous l’eau…

En fait c’est ce qu’on se dit à l’entraînement. On peut faire beaucoup de différences sur la special team (jeux spéciaux). Là en l’occurrence on prend un touchdown, il nous reste deux minutes avant la mi-temps, donc on se dit qu’il faut faire un gros jeu sur le coup de pied. On arrive sur les 5 yards adverses avec Nelson (Tsimi) qui déboule comme un fou sur l’extérieur. Derrière on se rate une première fois mais sur le deuxième jeux il ne nous reste que trente secondes et on rentre dans la end zone directement avec tous les joueurs qui font de gros efforts.

C’est le maillot noir magique qui a fonctionné alors…

Oui tous les petits grigris personnels ont bien fonctionné je crois. Personne n’a rien oublié apparemment.

Et elle vient d’où cette petite barbe blonde ?

C’était un pari avec pas mal de joueurs, soit les cheveux soit la barbe. Moi en l’occurrence je n’ai plus de cheveux donc c’était la barbe. Mais l’idée c’était qu’on garde en mémoire la journée et ce match là, que l’on gagne ou qu’on perde on voulait garder ce souvenir et avoir un signe distinctif.

Donc dans 20 ans tu auras le droit revenir avec tes potes voir une finale des Spartiates, comme les champions de 1997 aujourd’hui…

C’est ça. Revenir, être présentés avant le match, donner la force qu’on a eu aux jeunes générations et leur montrer qu’on peut être champion quand on travaille. Maintenant on restera dans l’histoire et on se rappellera peut-être de nous dans 10-20 ans comme tu le dis.

Propos recueillis par Esteban NOMINE

Crédit photo : Reynald Valleron – GazetteSports

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