Alors que l’ESC Longueau dispute sa demi-finale aller de Nationale 3 face à Lievin, ce samedi, les dirigeants dessinent les contours de l’équipe qui évoluera à l’échelon supérieur la saison prochaine. A peine la décision prise de ne pas poursuivre l’aventure avec Liam Michel que l’identité de son successeur a déjà été dévoilée. Sur tous les fronts, le président Serge Tristram fait le point sur la situation de la « Green Team » pour GazetteSports.fr

Avant même le terme de la saison, vous avez annoncé l’identité du successeur de Liam Michel à la tête de l’équipe…

On aurait aimé poursuivre avec Liam mais il n’était pas diplômé et il doit suivre une formation pendant un an qui va l’éloigner une semaine par mois. Cela venait donc compliquer de lui laisser la charge de l’équipe première, sachant qu’il doit déjà cumuler avec toutes ses autres fonctions au sein du club. Il a beau avoir déjà fait beaucoup pour nous, ce n’est pas un surhomme. Romain Barody (36 ans) s’est alors présenté à nous. Il est arrivé dans la saison il y a trois mois de cela, il a vite fait la démarche de se rapprocher du club et le courant est bien passé entre nous. Sa famille arrive sur Amiens en juin et son enfant va même jouer pour Longueau. Il s’était donc proposé pour rejoindre le club, soit pour la formation soit pour mener d’autres projets. L’idée a fait son chemin, on avait cette opportunité sous la main avec des coûts limités. Puis, c’est quelqu’un qui a un beau C.V., il a connu de belles structures et le monde professionnel. Il ne fallait pas laisser filer cette opportunité.

Son expérience peut aussi être une aide précieuse pour un club qui va redécouvrir le National 2…

Romain a un brevet d’état niveau 2, il entraîne depuis près de vingt ans. Il va vraiment pouvoir nous aider à découvrir le milieu semi-professionnel que représente le National 2. On va être confronté à des équipes qui ont des budgets allant de 400 000 à 1 000 000 d’euros. Il y aura de grosses armadas et on fera clairement office de Petit Poucet. Il va falloir gagner dix à douze matches dans la saison pour se maintenir. En Nationale 3, on avait besoin de six à sept joueurs pour s’en sortir. Là, on va devoir compter sur un groupe de douze joueurs à un niveau homogène et parfaitement complémentaire pour s’en sortir.

Et le recrutement des joueurs a également débuté avec l’arrivée d’Aurélien Gavrel en provenance de Margny-lès-Compiègne…

On n’a pas les moyens d’aller pour aller chercher des joueurs auxquels il faudrait payer un appartement, la piste picarde est donc privilégiée. On le connaît depuis longtemps, on a souvent joué contre lui. Au-delà de son talent, il a un super état d’esprit et un tempérament de gagneur et dur au mal. C’est une recrue idéale, il ne fallait clairement pas s’en priver.

Peut-on dire qu’il correspond au portrait-robot du joueur-type que vous allez recruter, à savoir des joueurs confirmés de National 3 ?

Pas forcément. On va aussi miser sur de jeunes joueurs et on souhaite surtout apporter de l’expérience dans le secteur intérieur. En nombre, on est vraiment trop limités sur le poste 5 et on ne peut pas se permettre de se retrouver en cours de saison avec seulement deux joueurs pour occuper tout le secteur intérieur comme ce fut le cas cette année avec la blessure de Salmane Dicko. On piste également des joueurs qui sont passés en National 1 et 2 pour soulager Henri (Kahudi) du leadership qu’il assure. C’est une bonne chose qu’il soit le métronome de l’équipe mais il faut aussi le libérer un peu de cette pression pour qu’il puisse se concentrer un peu plus se concentrer sur son jeu. Sur ce poste de meneur de jeu, Baptiste Noé va intégrer le groupe « A ». Enfin, on souhaite apporter un peu plus de consistance à nos shoots extérieurs, même si Cédrick Gouala devrait rester. On ambitionne de recruter un joueur polyvalent (poste ¾) avec ses caractéristiques-là. Ensuite, le nouvel entraîneur aborde également sa pierre à l’édifice avec potentiellement son propre réseau de joueurs.

Encore faut-il disposer d’un budget suffisant pour mener à bien ce recrutement…

C’est effectivement le principal problème auquel nous sommes confrontés aujourd’hui. Comme je l’ai déjà dit, on pourrait refuser la montée si le budget n’est pas finalisé au 31 mai prochain. A un moment donné, je pousse l’ensemble des acteurs, aussi bien les collectivités que les partenaires privés, à nous aider financièrement mais cela dépend désormais d’eux ! Nous sommes éligibles aux subventions des Hauts-de-France mais cela ne représente que 5 800 euros de subvention. Dans le même temps, nos emplois solidaires s’arrêtent et le manque à gagner est de 6 000 euros. Pour faire simple, leur subvention directe viendra neutraliser la perte de cette subvention indirecte. Je suis également surpris de constater que la subvention est de 61 000 euros pour un club de National 1. Sans vouloir entrer dans la polémique en contestant des choix politiques, je ne comprends pas bien ce différentiel. Par contre, je sais que mes frais d’engagement sont multipliés par deux et mes frais de déplacement par trois. Au niveau de la métropole, j’ai eu un rendez-vous positif avec le vice-président en charge des sports. Amiens Métropole est enthousiaste mais je suis reparti sans chiffrage concret et sans réelle vision.  J’aurais du mal à comprendre que l’on n’encourage pas les clubs qui ont de beaux résultats et qui ont fait preuve de sérieux depuis plusieurs années.

Sentez-vous une volonté d’aider le club a franchir un cap ?

C’est ma quatrième année de présidence à la tête du club, je n’ai jamais demandé de subvention supplémentaire depuis mon arrivée. La seule subvention qui a évolué positivement est celle du Conseil départemental. Maintenant, que l’on a fait le travail, que l’on remplit notre salle, j’attends que l’on nous aide financièrement parlant. Aujourd’hui, je trouve que c’est encore poussif et je ne suis clairement pas avancé. Je travaille actuellement sur le modèle économique du club, afin de générer des recettes pour aller de l’avant. Cependant, cela nécessite des investissements et des infrastructures à la hauteur de notre progression.

En attendant, il y a une saison à finir avec cet objectif de tournoi final et la Coupe de Picardie, samedi prochain…

Cela se complique sérieusement. Liévin dispose d’une super équipe, ce ne sera pas simple de se qualifier. Avant la confrontation sportive, cela va surtout être une rencontre d’amis entre deux clubs qui s’entendent bien. De notre côté, on devra faire sans Dicko et Gouala, ce qui n’arrange pas les choses. On sait aussi que nos jeunes sont capables de tout et que ce groupe déteste la défaite. Ce qui est sûr, c’est que la compétition est longue, on a déjà annoncé le nom de notre nouvel entraîneur, des joueurs sont sur les départs, cela crée donc un contexte particulier. Quoi qu’il arrive, c’est du bonus avant de pouvoir enfin donner du repos aux joueurs. D’ici là, on reste ambitieux et on veut finir la saison en beauté, aussi bien en championnat qu’en coupe.

Propos recueillis par Romain PECHON

Crédits photo : Leandre Leber – GazetteSports.fr

ESC LONGUEAU – LIEVIN 

1/2 finale du championnat de France de Nationale 3

Samedi 12 mai, 20 heures

Gymnase Pellerin, Longueau




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