Privés de plusieurs éléments, l’AC Amiens est allé affronter Viry-Châtillon, lanterne rouge du groupe C au coup d’envoi. Sur une dynamique positive pendant deux semaines consécutives, les Picards ont ensuite dégringolé dès l’entame d’une série de quatre matches annoncés par leur coach comme étant « prioritaires ».

Assurer la dernière ligne droite 

Souvent là où on ne les attend pas mais décevants sur des rencontres où ils sont censés pouvoir faire la différence, Azouz Hamdane se résigne dorénavant à ne plus fixer d’objectifs à ses joueurs. Même si son équipe n’a pas engrangé trois points, l’entraîneur de l’AC Amiens est soulagé de voir que son groupe a mis fin à une spirale négative. Reste maintenant à persévérer dans ce sens, à cinq journées de la fin du championnat.

Azouz Hamdane, était-ce un nul cher payé ou l’équipe aurait-elle pu faire mieux ?

C’est un nul logique. Ils ont une occas’ pour nous tuer, on a une occas’ pour les tuer. Ça n’a pas été un très grand match sur le plan technique. Mais sur le plan défensif, un match tactique intéressant des deux côtés. Ils ne nous ont pas laissé beaucoup d’espace, nous pareil. Donc, ce qui est bien c’est qu’on arrête cette hémorragie de défaites, deux défaites face à des concurrents directs. Ce qui est bien aussi avec 0-0, c’est qu’on les laisse à distance. En cas d’égalité en fin de championnat, comme c’est le goal-average qui prime, on sera devant. C’est une bonne chose.

Avez-vous eu une mi-temps chacun ou était-ce un match plein des deux côtés ?

On a tout bien, sauf le dernier geste !

En première mi-temps, ils ne nous ont pas du tout mis en difficulté. On a quelques situations, toujours pareil : on arrive très bien à sortir des ballons, sur le côté, notamment. On a beaucoup d’espace. Malheureusement… On a tout, tout bien. Sauf le dernier geste ! Qui est raté. Systématiquement raté. On a des gens dans la surface de réparation, je leur ai demandé de se projeter. On a des joueurs lancés sur le côté. C’est tout bien sauf le dernier geste.

À vous entendre, on dirait que les absences ne sont pas tellement fait ressentir, en fait ?

Certains devraient un petit peu s’en inspirer

Non. Pas du tout. Au contraire. Ceux qui étaient là ont répondu présent et ont montré qu’on pouvait compter sur eux. J’ai senti ça tout de suite, dès le début du match. Malgré l’absence de Matondo, Bellaïd et Youssoufa, il y avait quand même Zobiri et Kharbouchi qui ont repris les choses en main avec Diawara devant. Martinez et Diadié (ndlr : Diarra) qui étaient un petit peu en retrait mais… ils ne parlent pas beaucoup mais ils font le boulot. Certains devraient un petit peu s’en inspirer : se la fermer et faire le boulot.

Quatrième et dernier match défini comme « prioritaire », samedi prochain. Inutile de préciser, qu’à celui-là, il faudrait enfin prendre trois points.

Être là où on est, c’est même un miracle

Tout à fait. Mais je ne vais plus rien dire parce que j’avais dit la même chose contre Lille mais le problème c’est que quand je dis ça aux joueurs, ils se mettent une pression pas possible et ça a fini avec deux rouges et des cadeaux faits à l’adversaire. Donc je vais leur dire : « faut continuer à jouer » et ne pas leur dire ce que je pense. Nous devons nous mettre dans la bonne dynamique. Mais encore une fois, ils sont présents. Ça n’est pas le souci. Ce sont surtout trop de déchets techniques, trop d’imprécisions. Je n’ai rien à dire concernant l’état d’esprit. Ce ne sont pas des mecs qui se la racontent et qui ne se battent pas, au contraire. Et heureusement qu’on a ça. Avec une si faible attaque, être là où on est, c’est même un miracle.

Propos recueillis par Camille MARSIGLIA

Crédit photo : Roland Sauval – GazetteSports

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